Le carburant flambe, et le gouvernement se refuse à intervenir !
Mercredi 9 septembre 2026, le ministère de l’Économie a confirmé qu’aucune nouvelle aide ne serait annoncée pour les automobilistes, alors que le SP95-E10 dépasse désormais 2,12 € le litre, un niveau inédit depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Le gazole, lui, franchit les 2,29 €, soit une hausse de 33,3 % depuis fin février.
Ni plafonnement généralisé des prix, jugé risqué pour l’approvisionnement des stations, ni baisse de la fiscalité : « il y a une réalité budgétaire qu’on doit regarder en face« , justifie-t-on à Bercy, cité par Le Parisien.
Rassurer les marchés plutôt que les automobilistes
Seules les aides déjà existantes sont maintenues : le dispositif ciblé pour le BTP, les agriculteurs et les marins-pêcheurs, prolongé jusqu’à fin octobre, ainsi que le guichet « grands rouleurs », ouvert jusqu’au 30 septembre.
Ce dernier n’a pourtant été sollicité que par la moitié des foyers éligibles.
Coût total de ces aides ciblées pour l’État depuis leur lancement : 1,4 milliard d’euros.
Le message est clair : plutôt que de creuser davantage le déficit public pour soulager le portefeuille des automobilistes, l’exécutif préfère donner des gages de rigueur budgétaire, quitte à laisser filer les prix à la pompe.
Un arbitrage qui n’a rien d’anodin, quand le souvenir du mouvement des Gilets jaunes, né en 2018 d’une hausse de la fiscalité sur les carburants, plane toujours sur les décisions de l’exécutif en la matière.
Cette prudence budgétaire n’est pas nouvelle : un précédent article Juste Milieu du 16 juillet 2026, dressait déjà le bilan d’un endettement public devenu la véritable boussole des choix gouvernementaux.
Une logique qui avait déjà présidé, quelques semaines plus tôt, à une autre décision fiscale sur les carburants : en août 2026, nous révélions comment la nouvelle taxe carbone européenne avait été soigneusement repoussée après l’élection présidentielle, pour ne pas peser sur la campagne.
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