Le 20 juillet 2021, Le Monde révélait que le numéro de téléphone d’Emmanuel Macron figurait parmi les cibles potentielles du logiciel espion Pegasus, aux côtés de celui d’Édouard Philippe, alors Premier ministre, et de 14 autres membres du gouvernement.
Cinq ans plus tard, le dossier judiciaire, confié au juge Serge Tournaire, n’a quasiment pas avancé.
En cause : le refus systématique du Maroc et d’Israël de coopérer avec la justice française, y compris de répondre aux commissions rogatoires internationales.
Rabat maintient sa position officielle : le royaume n’aurait jamais acquis le logiciel…
Sept ministres, un seul aveu : « je ne m’en souviens pas«
Mi-juillet 2026, un consortium de médias européens a pourtant publié de nouvelles preuves accablantes : des analyses techniques ont confirmé la présence de traces du logiciel sur les téléphones de sept ministres ou anciens ministres français, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même et l’ex-ministre des Armées Florence Parly, ciblée dès mars 2020.
Interrogée en avril 2026 par le juge Tournaire, cette dernière a botté en touche : « je ne m’en souviens pas« .
Un aveu d’impuissance qui interroge sur la suite.
Nous avions déjà documenté un mécanisme similaire de déni face au piratage téléphonique : Jean-Noël Barrot avait lui aussi minimisé une affaire d’écoutes touchant un membre du gouvernement.
Cinq ans après l’éclatement du scandale, l’enquête française tourne toujours autour de deux « témoins assistés » chez NSO Group, sans la moindre mise en examen.
Notre enquête complète, publiée dans le numéro de septembre de Juste Mensuel, détaille l’ensemble des révélations de juillet 2026 et interroge sur ce que la France savait, et depuis quand.
Le nouveau numéro de Juste Mensuel est disponible
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Le numéro 58 de septembre 2026 remonte le fil d’un décret de Vichy toujours en vigueur pour expliquer la toute-puissance de Big Pharma en France, et republie les zones d’ombre jamais éclaircies de l’affaire Pegasus.
Au sommaire de ce numéro de septembre 2026 :
- Comment Big Pharma a empoisonné la France, de Vichy au Covid-19
- Affaire Pegasus : espionnage au plus haut niveau, silence radio
- Sargasses : l’empoisonnement silencieux des Antilles
- Jeffrey Dahmer : symbole d’une Amérique défaillante
- Histoires de passé : 4 pépites de cinéma à découvrir d’urgence
Découvrez deux enquêtes exclusives dans Juste Mensuel n°58
- Comment Big Pharma a empoisonné la France : un décret signé sous Vichy le 11 septembre 1941, jamais abrogé, encore appliqué mot pour mot.
- Affaire Pegasus : le téléphone du président visé, un conseil de défense en urgence, puis silence radio. Cinq ans après, zéro responsable.
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