Le 6 août 2026, Marianne publiait une enquête révélant une « étonnante proximité » entre l’eurodéputée Sarah Knafo et le milliardaire Xavier Niel.
L’hebdomadaire affirmait notamment que Sarah Knafo serait intervenue auprès du député UDR Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, pour l’inciter à ne pas « s’attaquer » à Xavier Niel.
La réaction de l’eurodéputée avait été immédiate et sans nuance : « une belle boule puante à la veille d’une élection présidentielle« , reposant selon elle sur des « on-dit » anonymes venus de ses concurrents politiques.
Sarah Knafo annonçait alors avoir « saisi son avocat » pour déposer plainte contre le magazine.
Une plainte jamais déposée ?
Quelques jours plus tard, coup de théâtre : Charles Alloncle lui-même confirmait publiquement les informations de Marianne, dans une déclaration aussi brève que dévastatrice : « je confirme vos informations, je n’ai rien d’autre à ajouter« .
D’après un article de La Tribune Dimanche en date du 6 septembre 2026, un mois après l’annonce spectaculaire de Sarah Knafo, Marianne affirme n’avoir « jamais rien reçu« de la part de l’eurodéputée.
Ni assignation, ni mise en demeure, ni le moindre acte de procédure.
Une plainte annoncée haut et fort sur les réseaux sociaux, mais qui semble, à ce stade, être restée sans suite judiciaire concrète.
Cette séquence prolonge une affaire que nous suivons depuis le début : nous détaillions dès le 6 août les zones d’ombre de cette relation entre Sarah Knafo et Xavier Niel, une proximité qui interroge d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un réseau bien plus large de figures du « système » gravitant autour de l’eurodéputée, que nous avions également documenté.
Reste une question simple : pourquoi annoncer si fermement une action en justice, pour ne finalement jamais la concrétiser ?
Droit de réponse (modification du 10/09/2026)
Suite à la publication de cet article, l’équipe de Sarah Knafo nous a transmis la preuve d’un dépôt de plainte avec constitution de partie civile, adressé le 11 août 2026 à la chambre de l’instruction du tribunal judiciaire de Paris.
Ce document confirme qu’une démarche judiciaire a bien été engagée par l’eurodéputée, contrairement à ce que laissait entendre notre article, qui reprenait les propos de La Tribune Dimanche selon lesquels Marianne n’aurait reçu « ni assignation, ni mise en demeure, ni le moindre acte de procédure« .
Ces deux informations ne sont pas nécessairement contradictoires : une plainte avec constitution de partie civile déposée auprès d’un juge d’instruction ne suppose pas une notification immédiate à la partie visée, contrairement à une citation directe ou une mise en demeure, qui impliquent un contact direct avec le mis en cause. C’est le juge d’instruction qui, le cas échéant, notifie ensuite les parties concernées.
Nous apportons cette précision par souci d’exactitude, et restons attentifs aux suites judiciaires de ce dossier.
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