418 000. C’est le nombre de véhicules français convertis au superéthanol E85 depuis 2026, selon les chiffres de la Collective du bioéthanol relayés par Le Parisien.
Un carburant qui fête ses vingt ans d’existence cette année, et qui n’a jamais eu le vent aussi en poupe !
La raison est purement budgétaire : quand le SP95-E10 dépasse régulièrement les 1,70 € le litre, le superéthanol reste, lui, autour de 0,85 € en moyenne nationale, soit deux fois moins cher.
De quoi transformer un boîtier de conversion homologué, vendu entre 700 et 1 500 €, en investissement rentabilisé en quelques mois seulement pour un automobiliste roulant 13 000 km par an.
Un précédent article Juste Milieu du 19 septembre 2023, pointait déjà des approximations gouvernementales sur la réalité des prix à la pompe, un climat de défiance qui n’a fait que nourrir l’engouement pour des alternatives comme le superéthanol.
Des économies substantielles, un marché qui s’organise
Chez FlexFuel Energy Development, pionnier du marché, les ventes se sont envolées de 150 % en juillet par rapport à la même période l’an dernier, selon des chiffres cités par le quotidien.
Signe que le marché se structure, E.Leclerc a lancé début 2026 sa propre offre de conversion via ses centres auto, en partenariat avec le fabricant français Biomotors, tandis que le réseau de stations proposant l’E85 continue de s’étendre, atteignant désormais près de 4 200 points de vente en France.
Ce succès du superéthanol tranche avec la gestion politique du prix des carburants ces dernières années, à l’image de ce que nous révélions le 9 août 2026, sur la nouvelle taxe carbone européenne sur les carburants, savamment repoussée après l’élection présidentielle.
Le superéthanol, lui, continue de séduire par sa simplicité : rouler moins cher, sans attendre une quelconque réforme.
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