Pendant que la procédure française patine depuis cinq ans, c’est aux États-Unis que le dossier NSO Group a connu son épilogue judiciaire le plus retentissant.
Dès octobre 2019, WhatsApp et sa maison-mère Meta portaient plainte contre l’entreprise israélienne, l’accusant d’avoir infecté environ 1 400 téléphones via ses serveurs.
Le 20 décembre 2024, le tribunal fédéral tranche : NSO Group a bien violé la législation américaine contre le piratage informatique.
Le 6 mai 2025, un jury lui inflige 167,25 millions de dollars de dommages et intérêts punitifs.
Ce procès américain n’est qu’un chapitre d’un dossier bien plus vaste sur la surveillance de masse. Un précédent article de Juste Milieu, publié le 21 août 2024, évoquait déjà avec Fabrice Epelboin l’ampleur réelle de cette surveillance, entre Pegasus, Elon Musk, Microsoft et la NSA.
Sauf que…
De la liste noire au tapis rouge
Le 18 octobre 2025, la juge en charge de l’affaire réduit finalement l’amende à 4 millions de dollars.
Une peine presque symbolique, à comparer aux 230 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel de l’entreprise en 2021. Reste un fait acquis : ce que NSO Group niait depuis cinq ans devant les caméras, une cour fédérale américaine l’a désormais établi sous serment.
Mieux encore pour l’entreprise : après avoir été placée sur liste noire américaine fin 2021, sa valorisation s’effondre, jusqu’à ce qu’un consortium d’investisseurs américains, mené par le producteur hollywoodien Robert Simonds, rachète NSO Group en octobre 2025.
Nouveau président exécutif : David Friedman, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël sous la première présidence de Donald Trump.
Un dénouement que nous avions vu venir : nous annoncions dès novembre 2025 l’arrivée aux manettes d’un proche de l’ancien président américain.
Quatre ans après avoir été jugée trop dangereuse pour la sécurité nationale américaine, l’entreprise passe donc sous pavillon américain, sous une direction directement issue de l’administration Trump.
Notre enquête complète du numéro de septembre de Juste Mensuel revient sur l’ensemble de cette réhabilitation express.
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Le numéro 58 de septembre 2026 remonte le fil d’un décret de Vichy toujours en vigueur pour expliquer la toute-puissance de Big Pharma en France, et republie les zones d’ombre jamais éclaircies de l’affaire Pegasus.
Au sommaire de ce numéro de septembre 2026 :
- Comment Big Pharma a empoisonné la France, de Vichy au Covid-19
- Affaire Pegasus : espionnage au plus haut niveau, silence radio
- Sargasses : l’empoisonnement silencieux des Antilles
- Jeffrey Dahmer : symbole d’une Amérique défaillante
- Histoires de passé : 4 pépites de cinéma à découvrir d’urgence
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Découvrez deux enquêtes exclusives dans Juste Mensuel n°58
- Comment Big Pharma a empoisonné la France : un décret signé sous Vichy le 11 septembre 1941, jamais abrogé, encore appliqué mot pour mot.
- Affaire Pegasus : le téléphone du président visé, un conseil de défense en urgence, puis silence radio. Cinq ans après, zéro responsable.
40 pages, zéro pub, zéro annonceur. Le n°58 est disponible en version numérique uniquement.




