Huit ans après les premiers ronds-points, la mèche semble déjà rallumée !
Depuis début septembre 2026, l’appel à un retour des Gilets jaunes le samedi 17 octobre circule massivement sur TikTok et X, porté par une nouvelle génération de mobilisés.
En toile de fond, un gazole qui frôle à nouveau les 2,30 € le litre, et un exécutif qui refuse toute baisse de la fiscalité, préférant flécher les « surplus » de recettes fiscales vers son plan d’électrification, comme l’avait annoncé Sébastien Lecornu dès le 1er avril 2026.
La colère, elle, ne s’est jamais vraiment éteinte.
Une révolte annoncée un mois et demi à l’avance ?
Reste un détail qui interroge.
Une révolte spontanée ne s’annonce généralement pas six semaines avant qu’elle n’éclate.
Date fixée, déclarations en préfecture, premières tensions déjà rapportées à Fos-sur-Mer, surmobilisation des forces de l’ordre, et même des scénarios de violence évoqués avant le moindre rassemblement…
… tous les ingrédients semblent réunis avant que le mouvement n’ait vraiment commencé !
Certains médias, qui avaient largement couvert, voire instrumentalisé selon certains, le mouvement de 2018, en parlent depuis plusieurs jours, donnant paradoxalement le coup d’envoi de ce qu’ils annoncent.
Côté politique, la panique est palpable.
Mathilde Panot s’est exprimée sur le sujet le 15 septembre sur France Info, Fabien Roussel dès le 11 septembre : cette fois, aucune formation ne veut être prise de court comme en 2018 !
Cette mécanique n’est pas sans rappeler la théorie du philosophe Guy Debord (1931-1994), auteur de La Société du spectacle (1967), qui définissait le spectacle comme « un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images« .
Face à ce risque de la récupération, Debord opposait le « détournement » : s’approprier les codes existants plutôt que les subir, par la dérision, l’ironie ou des actions pacifiques.
Sans date fixe, sans étiquette partisane et sans céder à la violence, un mouvement a sans doute plus de chances d’échapper à la mise en scène qu’on cherche, peut-être, à lui imposer.
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