Naturopathie : pourquoi la France est la mauvaise élève de l’Europe ?

Partager cet article :

En 1997, le Parlement européen adopte la résolution Collins-Lannoye, qui invite les États membres à reconnaître un statut légal aux médecines non conventionnelles.

Près de 30 ans plus tard, la France ne l’a toujours pas transposée, et reste l’un des derniers pays de l’Union européenne dans ce cas.

Résultat concret : l’Allemagne, la Suisse, l’Australie, le Canada ou le Royaume-Uni encadrent aujourd’hui légalement la naturopathie.

La France, elle, continue de la classer parmi les « pratiques de soins non conventionnelles« , sans statut, sans diplôme d’État, et sans le moindre encadrement de la formation.

Ni interdite, ni autorisée : simplement tolérée

Environ 5 000 naturopathes exercent aujourd’hui en France sans diplôme d’État ni cadre réglementaire, répartis entre cinq organisations professionnelles concurrentes.

N’importe qui peut s’installer comme naturopathe sans avoir suivi la moindre formation contrôlée par l’État, tant qu’il ne pose pas de diagnostic médical.

Un vide juridique qui arrange tout le monde, à commencer par l’État lui-même : pas de diplôme à financer, pas de filière à organiser, pas de remboursement à budgéter.

Mais ce flou ouvre aussi la porte aux charlatans, offrant des arguments sur un plateau à ceux qui voudraient décrédibiliser l’ensemble de la santé naturelle en France, un mécanisme déjà à l’œuvre selon nous quand nous racontions comment certains praticiens dissidents avaient été qualifiés de « charlatans » avant d’être blanchis.

Une défiance qui touche aussi le numérique : nous évoquions déjà les zones d’ombre entourant les pratiques de la plateforme Doctolib, qui a exclu près de 6 000 praticiens de médecines alternatives de ses bases en 2022.

Des organisations de naturopathes réclament depuis des années une réglementation officielle de la profession, en vain.

Notre enquête complète du numéro de septembre de Juste Mensuel compare en détail la situation française à celle de ses voisins européens.

Le nouveau numéro de Juste Mensuel est disponible

Juste Mensuel, c’est 40 pages minimum chaque mois, zéro publicité et zéro sponsor : un média financé à 100 % par ses lecteurs, donc personne à ménager.

Le numéro 58 de septembre 2026 remonte le fil d’un décret de Vichy toujours en vigueur pour expliquer la toute-puissance de Big Pharma en France, et republie les zones d’ombre jamais éclaircies de l’affaire Pegasus.

Au sommaire de ce numéro de septembre 2026

  • Comment Big Pharma a empoisonné la France, de Vichy au Covid-19
  • Affaire Pegasus : espionnage au plus haut niveau, silence radio
  • Sargasses : l’empoisonnement silencieux des Antilles
  • Jeffrey Dahmer : symbole d’une Amérique défaillante
  • Histoires de passé : 4 pépites de cinéma à découvrir d’urgence

Abonnez-vous dès maintenant à Juste Mensuel, en papier ou en numérique, à partir de 49 € par an.

Votre abonnement démarre immédiatement : vous recevez le numéro 58 en version numérique dès votre commande, ainsi que 3 dossiers exclusifs offerts. Et vous avez 3 mois pour changer d’avis : satisfait ou remboursé, sans justificatif.

Couverture de Juste Mensuel n°58, septembre 2026

Découvrez deux enquêtes exclusives dans Juste Mensuel n°58

  • Comment Big Pharma a empoisonné la France : un décret signé sous Vichy le 11 septembre 1941, jamais abrogé, encore appliqué mot pour mot.
  • Affaire Pegasus : le téléphone du président visé, un conseil de défense en urgence, puis silence radio. Cinq ans après, zéro responsable.
Découvrir Juste Mensuel 58

40 pages, zéro pub, zéro annonceur. Le n°58 est disponible en version numérique uniquement.

Pour aller plus loin

Logo Sanofi sur la façade d'un site industriel

Sanofi : le symbole français qui ne vend presque plus en France

15 septembre 2026

Sanofi ne réalise que 3,9 % de son chiffre d'affaires en France contre 50,8 % aux États-Unis, symbole de la perte de souveraineté pharmaceutique française.

Léon XIV en France : Macron refoulé par le Vatican !

15 septembre 2026

Le Vatican a refusé plusieurs demandes de l'Élysée pour la visite de Léon XIV en France : Légion d'honneur déclinée, tête-à-tête à Notre-Dame écarté, dîner d'État refusé.

Patrick Bruel

Pourquoi c’est Patrick Bruel qui gagne ?

13 septembre 2026

Pourquoi certains fans continuent-ils de défendre Patrick Bruel malgré les accusations ? La dissonance cognitive de Festinger éclaire ce mécanisme.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire