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Le point hebdomadaire des marchés avec Thomas Veillet – 03/10

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Crédits photo : Shutterstock

Spécialiste reconnu du monde de la finance, vulgarisateur hors pair, Thomas Veillet décrypte pour vous l’actualité financière chaque semaine sur Juste Milieu.
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Finir la semaine au bord du gouffre et partir en week-end

Nous avons un nouvel objectif : les 3 585 sur le S&P500. Nous avons cassé la moyenne mobile des 200 jours il y a bien longtemps, les 50 jours sont derrière nous, les 100 jours également. Comme il ne reste que peu d’espoir à quoi se raccrocher dans ce marché, les intervenants se sont trouvés une nouvelle icône…

Les 3 585 qui correspondent à la moyenne mobile des 200 SEMAINES !

Il faut reconnaître que ça sent quand même un peu le désespoir et que l’on se raccroche à bien peu de choses. À titre d’information, on peut aussi se raccrocher à la moyenne mobile des 200 mois, ce qui nous mènerait 30 % plus bas. Mais on ne va pas parler de ça pour le moment. 

On a pris conscience de la récession

On ne va pas dire que la situation est catastrophique, mais en tous les cas, la situation dans laquelle nous nous trouvons est plus que délicate. Nous avons donc commencé la semaine en partant du principe que la récession allait nous tomber dessus entre les déclarations post-FOMC Meeting et les déclarations récurrentes des différents et différentes membres de la FED, on sentait bien que l’on n’en était plus aux frappes chirurgicales, mais que les banques centrales n’auraient pas d’autre solution que sortir les bulldozers pour freiner l’inflation. 

Pour ce qui est des dommages collatéraux, comme celui qui consisterait à mettre les économies en récession, on s’occupera du problème plus tard. Plus tard comme dans « Plus tard quand on aura vaincu l’inflation et que le taux résilient de cette dernière se retrouvera autour des 2 % » – à ce moment et uniquement à ce moment, on pourra supposer ou espérer que la FED change son fusil d’épaule et se définisse une cible autre que l’inflation – une cible qui pourrait être la lutte contre la récession… Mais pour le moment, on a bien compris récemment que le chemin allait être encore long et que les hausses de taux américaines allaient encore durer, durer et durer encore. 

Encore deux hausses avant 2023

Comme déjà mentionné la semaine dernière, nous avons donc intégré le fait que d’ici la fin de l’année nous aurons au moins une hausse de 0,75% au début du mois de novembre et ensuite une hausse de 0,5 % en décembre. Et encore, ça c’est le scénario du « moins pire ». Le pire serait que le prix de l’énergie continue à nous péter à la figure – comme il l’a fait cette semaine – et que l’inflation grimpe encore pour septembre. À ce moment-là, je suis prêt à vous parier que l’on va commencer à parler de hausse des taux JUMBO de 1 % en novembre. 

Le suspens est à son comble pour la semaine à venir 

Vendredi prochain nous aurons les chiffres de l’emploi et la semaine d’après nous aurons le CPI aux USA. Deux chiffres qui pourraient bien déterminer l’état de santé du mois d’octobre. Après un mois de septembre qui a été bien pourri à souhait, un des pires mois de septembre depuis bien longtemps – pas aussi pourri que celui de 2008, mais quand même – nous ne pouvons espérer qu’une petite embellie. Mais le problème c’est que nous sommes au bord du gouffre sur les indices américains et que les indices européens ont déjà entamé une chute dont il est difficile de savoir où elle va s’arrêter. 

Quoi qu’il en soit, on a l’impression que l’on va tout droit à la Récession, reste juste à savoir si l’on va avoir une gentille récession ou une méchante récession. Dans les deux cas, ça n’augure rien de bon, mais dans un des deux cas, on a un secret espoir de se dire que l’on a déjà intégré la possibilité d’une récession (gentille) et que l’on va « tenir » les derniers supports sur le S&P500.

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L’Europe, l’Italie et l’Angleterre

Pour le moment, il y a trois choses qui nous font peur en Europe et dans le monde. 

  1. Que l’Italie veuille quitter l’Europe et que le parti de Madame Meloni lance le nouveau mot à la mode comme étant : #Italexit – ce qui aurait des conséquences catastrophiques pour l’Europe – voire même qui pourrait envisager carrément la fin de l’Europe. 
  1. La crainte numéro DEUX c’est que l’Italie se mette en défaut de paiement. Au vu de la taille de sa dette – plus de 150 % du PIB – on ne voit pas trop comment l’Italie pourrait rembourser ça un jour – et cette éventuelle décision pourrait avoir des conséquences catastrophiques (également) pour l’Europe – voir même qui pourrait envisager carrément la fin de l’Europe. 
  1. La crainte numéro qui est (à mon avis) la moins grave et la moins pire de toutes, c’est la possibilité d’un refoulement des immigrés qui ont été accueillis en Italie ces derniers mois – ce qui entraînerait une explosion des demandes d’asile sur le reste du continent. 

Mais ça n’est pas tout, il y a aussi l’Angleterre qui nous fait des siennes. Oui, parce que l’on s’est aussi rendu compte que l’Angleterre – qui n’est plus dans l’Europe, mais qui n’a toujours pas changé de place géographiquement – est également dans des problèmes très très compliqués, le gouvernement va devoir signer des chèques de plusieurs dizaines de milliards pour empêcher les sujets du Roi Charles de tomber dans la misère. Il n’y a qu’à voir le Pound qui vient de passer de 1,15 à 1,03 contre le dollar. God Save the King. La nouvelle Dame de Fer ne pouvait pas rêver mieux comme prise de pouvoir.

Rebond du chat mort 

En résumé, et pour faire simple ; alors qu’en milieu de semaine nous étions au bord du gouffre et qu’un sell-off bien moche et tout pourri semblait se pointer à l’horizon, la Bank of England a annoncé qu’elle allait racheter des obligations long terme afin de mettre fin au massacre auquel on assistait depuis l’annonce du nouveau budget du gouvernement de la nouvelle Dame de Fer qui a plus l’air d’être en plastique qu’en métal pour le moment. 

Dans un premier temps le Ministre des Finances britannique, Monsieur Kwasi Kwarteng, avait demandé aux gros fonds d’investissement « de ne pas massacrer le marché obligataire » et au vu de la réponse de ces derniers qui correspondait plus ou moins à la version polie de « va te faire foutre », la Banque d’Angleterre n’a pas eu d’autre choix que de sortir le chéquier pour annoncer qu’elle allait se positionner en tant qu’acheteur à chaque fois que quelqu’un voudrait vendre une obligation quelconque. Je ne sais pas d’où ils sortent le pognon pour mettre en place cette stratégie, mais compte tenu du fait que ça fait des mois qu’ils nous promettent de réduire leur bilan, je ne suis pas sûr que racheter à peu près tout ce qui passe dans le marché va aller dans ce sens.

Ah oui, et puis en fin de semaine on n’oubliera pas que l’Allemagne a plus ou moins envisagé une stratégie similaire à celle de l’Angleterre et ce, même si le FMI et la plupart des économistes mondiaux estime que c’est une erreur gigantesque et qui ne fera que précipiter les pays concernés droit dans le mur. 

Le dernier rempart américain

Alors que les indices européens ne laissaient que peu d’espoir sur la suite des évènements, les indices américains terminaient sur le fil du rasoir. Jeudi soir, le S&P500 a terminé en baisse de plus 2 % à 3 640. C’est la clôture la plus basse depuis fin 2020. Comme vous le voyez, on est en train de pinailler pour trouver des raisons de ne pas paniquer et de ne pas craquer complètement. Les points bas intraday les plus au Sud que nous ayons vu récemment se situent au niveau des 3598 – mais ça c’était encore vendredi matin. Vendredi soir, le S&P500 a terminé en baisse de 1,5 % à 3 585. 

La moyenne des 200 semaines est donc atteinte. Nous n’avons absolument plus droit à l’erreur la semaine prochaine et la moindre cassure plus bas ce niveau nous emmènera irrémédiablement sur le niveau des. 3 300, ce qui laisserait supposer que nous envisageons une récession « modérée ». Selon les spécialistes économistes et autres analystes qui travaillent avec des dés et des osselets, si l’on veut « pricer » une récession « méchante », il faudra viser les 3 000 points. Je voudrais bien être un tant soit peu optimiste, mais ça n’est pas simple lorsque l’on voit la faiblesse des marchés et la tronche des graphiques. 

Et c’est pas fini

La « longue liste » de ce qui ne va pas ne cesse de s’allonger – c’est clairement le thème de la semaine qui se termine. Aux problèmes d’inflation, de risques de récession, des problèmes de chaînes d’approvisionnement, de raréfaction de certains produits technologiques et alimentaires, d’une guerre un Europe, de tensions entre la Chine et les USA, la Corée du Nord et les USA, des menaces qui pèsent sur Taïwan, de l’approvisionnement en gaz qui devient inexistant pour certains pays européens et de la montée de l’extrême droite un peu partout, on a aussi eu droit à Poutine qui brandit encore et encore la menace nucléaire et à Zelensky qui veut devenir membre de l’OTAN le plus rapidement possible. 

Il semble évident que ça n’est pas DU TOUT UNE BONNE idée pour la suite. 

Il ne faudra pas non plus négliger le fait que la saison des résultats va commencer gentiment et lorsque l’on voit ce qui s’est passé sur Nike, il y a de quoi s’inquiéter pour la calmitude espérées des marchés à venir !

Oui, je sais, « calmitude » ça ne se dit pas, mais ça me paraissait opportun de placer un mot que tout le monde comprend, sans que ça veuille quoi que ce soit « techniquement » parlant. Un peu comme la définition de l’inflation !

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Lucas Marchand

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