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Le point hebdomadaire des marchés avec Thomas Veillet – 12/09

Retrouvez sur Juste Milieu, toutes les semaines, les analyses en investissement de l'expert Thomas Veillet alias Morningbull.

Crédits photo : Shutterstock

Spécialiste reconnu du monde de la finance, vulgarisateur hors pair, Thomas Veillet décrypte pour vous l’actualité financière chaque semaine sur Juste Milieu.
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Quand l’amie Christine emboîte le pas de Jerome

Lorsque l’on regarde le tableau des performances hebdomadaires, on se rend immédiatement compte que la semaine aura été parfaite puisque l’ensemble des classes d’actifs est en hausse, l’ensemble des indices boursiers performe à la hausse de manière plus ou moins spectaculaire, que le nouvel indice d’appétit au risque explose de plus de 9 % (je parle du Bitcoin) et que le seul truc qui baisse, c’est le pétrole et que c’est carrément un bonne nouvelle parce que quand le pétrole baisse, c’est que l’inflation est en train de se retrouver au plus mal, ce qui laisse à penser que le plan qui devait se dérouler sans accroc selon Powell, est semble-t-il, en train de se dérouler sans accroc. On peine à croire que ça marche aussi bien, aussi vite et du premier coup. 

Enfin, c’est surtout moi qui peine à y croire…

Pourtant, la semaine dernière n’aura pas été de tout repos pour les marchés. Et  je dirais même que lorsque l’on se souvient de ce qu’il s’est passé ces derniers jours, on se demande même comment nous avons fait pour terminer en hausse de 4 % sur le Nasdaq, de 2,6 % sur le DAX et de presque 2 % sur le CAC.

Il y a visiblement deux raisons pour cela. 

La première : le fait que les supports des indices ont tenu et que les investisseurs ont soudainement trouvé que « c’était bien de monter les taux pour lutter contre l’inflation » – que c’était mieux que la dernière fois qu’on en a parlé lors du symposium de Jackson Hole. Même mots, même situation, mais interprétation différente. Ajoutons également à cela que le marché à une mémoire de poisson rouge et nous aurons notre explication. 


La seconde : le fait que le dollar se soit violemment pété la figure la semaine dernière et que le monde merveilleux de l’investissement s’est soudainement rendu compte qu’un dollar faible, c’est trop cool pour les exportatrices américaines.

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Le Krach du dollar

Si vous lisez les médias financiers de ce week-end, on vous expliquera que LA CHUTE du dollar a complètement changé la vision des investisseurs. Oui, en effet, le dollar a tout de même perdu 2.5 % contre l’euro et tout ça en 4 jours. C’est énorme ! 

Il faut quand même dire que l’euro a perdu 14 % depuis le début de l’année contre le dollar. MAIS LÀ, clairement, ça change tout. Il semblerait que pour les experts de Wall Street qui ont visiblement la tête dans un sac, cet effondrement MASSIF du dollar justifie un retour de l’appétit au risque absolument inouï.

L’inflation de l’énergie 

L’inflation de l’énergie est déjà grave et affecte la croissance économique. Le ménage allemand moyen paie son électricité près de 13 fois plus cher aujourd’hui qu’en janvier 2020, soit environ 38 000 dollars contre 3 000 dollars avant Covid.

Alors oui, d’accord, il existe des plafonds de prix et des subventions, mais ces dernières sont une arme à double tranchant. L’Allemagne a déclaré qu’elle dépenserait au moins 65 milliards de dollars pour aider certains citoyens à se procurer de l’énergie et accorder des allégements fiscaux aux entreprises à forte consommation d’énergie. Il s’agirait de la troisième série d’aides liées à la crise énergétique, ce qui porterait le total à environ 100 milliards de dollars, à un moment où l’inflation des prix à la consommation en Europe dépasse les 9 % par an.

Alors que la récession en Europe semble inévitable, la BCE devrait continuer à relever ses taux et une crise de la dette est plus qu’une faible possibilité. On peut largement songer que certaines de ces mauvaises nouvelles ne sont pas prises en compte dans les actions de la région, ce qui signifie qu’il existe des opportunités pour les investisseurs patients. En revanche, les actifs américains deviennent peu attrayants pour les investisseurs étrangers, car les coûts de couverture de change sont élevés, les taux corrigés de l’inflation convergent et les achats d’obligations de la Fed diminuent.

La politique de la Fed restera au centre des préoccupations des investisseurs américains. Mais ignorer les autres dynamiques, notamment en Europe, n’est pas judicieux et pourrait coûter cher.

Cette semaine il faudra surveiller :

  1. CPI et PPI 

De nombreux rapports sur l’indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois d’août sont publiés cette semaine. L’Inde publie son rapport sur le CPI lundi, l’Allemagne, l’Espagne et les États-Unis le mardi, le Royaume-Uni le mercredi, la France le jeudi, et l’Italie et la zone euro dans son ensemble le vendredi.

Les rapports sur l’indice des prix à la production (PPI) sont également attendus au Japon, en Suisse (mardi), au Royaume-Uni (mercredi) et aux États-Unis.

La BCE a déjà pris sa dernière décision, en relevant ses taux d’intérêt de 75 points de base la semaine dernière. La Fed devrait s’en tenir à une hausse d’au moins 50 points de base, voire 75, et les rapports sur l’inflation ne devraient pas l’ébranler, mais il ne fait aucun doute que le président Jerome Powell accueillerait favorablement les signes indiquant que l’inflation se modère au moins de manière significative.

  1. Deux publications clés

Il y a deux sociétés de logiciels clés qui publient des résultats qui méritent d’être surveillés.

Le géant du logiciel Oracle publie ses résultats lundi après la clôture, et devrait afficher une croissance de 4 % de ses bénéfices au premier trimestre, y compris sa dernière acquisition Cerner. Comme beaucoup dans le secteur des logiciels et de la technologie, Oracle s’est adaptée à un environnement macroéconomique plus difficile, puisque la société aurait commencé à licencier. Le rapport sur les résultats et la conférence téléphonique pourraient donc être révélateurs.

Adobe publie ses résultats jeudi après la clôture du marché. La société devrait afficher une croissance des bénéfices de 7,3 % et des revenus de 12,6 %. La société a déçu dans son rapport précédent, mais le cours de l’action s’est plus que redressé depuis.

  1. Russie-Ukraine

La Russie a continué à intensifier la pression économique sur l’Europe avec la fermeture du gazoduc Nord Stream 1. Alors que le paysage militaire est mouvant et incertain, il n’est pas difficile d’imaginer que les revers russes ne pourraient que renforcer la volonté de la Russie d’utiliser son levier économique avec l’Ukraine et avec les partisans de l’Ukraine de manière prévisible et imprévisible, ce qui pourrait mettre davantage de pression sur les pays européens pour résoudre leur situation énergétique avant l’arrivée de l’hiver, et ce qui rend les rapports d’inflation mentionnés en haut de l’article d’autant plus pertinents.

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Lucas Marchand

Les Investisseurs

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