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La Silicon Valley s’allie à l’armée américaine : Palantir en tête

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La Silicon Valley s'invite dans le secteur militaire
Crédits photo : Shutterstock

La Silicon Valley s’invite sur le champ de bataille !

Avec Palantir en tête, les mastodontes de la tech américaine sont en première ligne pour aider l’armée américaine.

Une collaboration qui s’accélère, dans le sillage d’un Donald Trump qui vise le prix Nobel de la paix…

… tout en assumant ses accents belliqueux avec, notamment, un « Département de la Défense » renommé “Département de la Guerre” au début du mois de septembre 2025.

Dans ce contexte, Alex Karp, patron et cofondateur de Palantir, n’y va plus par quatre chemins :  « Notre intérêt à armer les États-Unis, à nous assurer que leurs forces disposent de logiciels plus létaux et précis que ceux de leurs adversaires, a été pendant des années marginalisé et considéré comme politiquement mal avisé », écrivait-il encore en mai dernier dans une lettre à ses actionnaires citée par Le Monde du 6 septembre 2025

Pour Palantir, la donne est en train de changer…

L’entreprise vient de décrocher pour 10 milliards de dollars de contrats militaires sur dix ans.

Et le virage de Palantir n’est pas un cas isolé mais une véritable tendance. 

 « Certains dans la Silicon Valley ont, aujourd’hui, passé un cap et commencé à suivre nos traces », a constaté Karp.

Comme le résumait Le Monde, la combinaison d’un plan de dérégulation de l’IA et d’une hausse de 13 % du budget américain de la défense annoncée pour 2026 par Donald Trump a ouvert un marché longtemps tenu à distance.

La Silicon Valley assume désormais ce qu’elle rechignait hier : collaborer ouvertement avec les armées.

De Meta à SpaceX, la tech en ordre de bataille

Palantir n’est pas seul à s’équiper de casques militaires.

  • Meta met ses lunettes de réalité augmentée au service du terrain.
  • OpenAI travaille sur des systèmes antidrones avec Anduril.
  • Google revoit ses « principes éthiques » pour participer à l’effort militaire.
  • SpaceX, avec Starlink, est déjà un acteur clé des communications de guerre.

« Les conflits en Ukraine et à Gaza ont servi de laboratoire, démontrant l’efficacité de ces technologies sur le terrain », analyse la chercheuse Laure de Roucy-Rochegonde.

La Silicon Valley a trouvé une nouvelle vocation :  rendre l’armée américaine plus rapide, plus précise… 

…et plus dépendante de ses services.

Même en France, le mouvement s’esquisse. 

La start-up Mistral AI a par exemple noué un partenariat avec Helsing, un homologue spécialiste de la défense.

Mais jusqu’où la tech peut-elle bien se faire bras armé sans se renier ? 

Et surtout… 

Qui pilote qui : les États… ou leurs prestataires privés ?

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