Alors que le gouvernement multiplie les rapports alarmants sur les dangers de l’exposition précoce aux écrans…
… l’Éducation nationale s’apprêterait à ouvrir grand ses portes au jeu vidéo de compétition !
Selon une enquête publiée par le Journal du Dimanche ce 30 mai 2026, l’introduction du e-sport dans les collèges et les lycées provoque une levée de boucliers sans précédent chez les professionnels de santé et les enseignants.
Si le jeu vidéo compétitif est indéniablement tendance, s’il remplit des stades entiers dans le monde entier et incarne une forme moderne et passionnante de compétition stratégique, son institutionnalisation dans les salles de classe apparaît comme un contresens éducatif total.
Cette fâcheuse tendance du pouvoir à naviguer à vue, en totale contradiction avec ses propres alertes de santé publique, rappelle [le pilotage erratique de la politique énergétique où l’exécutif enchaîne les revirements sur le nucléaire pour masquer ses propres failles.
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« Une folie » : quand les médecins tirent la sonnette d’alarme
Le projet ministériel de structurer des sections de « jeu vidéo compétitif » au sein des établissements scolaires s’est heurté à un mur de critiques.
Le JDD rapporte que de nombreux « professeurs et des médecins dénoncent une folie ».
Pour ces professionnels, légitimer la pratique intensive du jeu vidéo sous la bannière de l’école revient à saboter les efforts de prévention contre l’addiction aux écrans, la sédentarité et les troubles de l’attention chez les jeunes.
Introduire les consoles et les PC de gaming dans les collèges à l’heure où l’on tente de bannir les smartphones relève d’une hypocrisie rare et d’un double discours désormais habituel en Macronie.
Les partisans du projet mettent en avant le développement de la mémoire, des réflexes et de l’esprit d’équipe. Des arguments balayés par les opposants pour qui le milieu scolaire doit rester un sanctuaire préservé des stimulations numériques excessives.
Le risque de confusion est immense pour les parents, qui luttent quotidiennement à la maison pour limiter le temps de jeu de leurs adolescents, pendant que l’institution scolaire délivre des bons points aux champions virtuels.
À force de vouloir être « tendance », l’école républicaine risque une fois de plus de sacrifier la santé publique sur l’autel de la communication politique.




