Alors que l’on nous promettait une révolution alimentaire à grand renfort de rapports écologistes et de financements publics…
… l’eldorado des petites bêtes vient de s’écraser lourdement sur le mur de la réalité économique !
Selon une tribune publiée dans L’Humanité ce 27 mai 2026, la filière française des insectes comestibles traverse une crise systémique majeure.
Le symbole de ce naufrage est la liquidation judiciaire de la start-up Ynsect, prononcée le 2 décembre 2025 par le tribunal de commerce d’Évry, laissant derrière elle « une usine vide de 45 000 mètres carrés à Poulainville et 350 salariés licenciés ».
Cet échec industriel retentissant met en lumière la légèreté avec laquelle l’argent du contribuable est distribué.
Une gestion hors sol qui rappelle comment [le gouvernement commet de grossières erreurs de calcul à 375 millions d’euros sur des taxes mal ficelées comme celle visant Shein et Temu.
COVID-19 : ET APRÈS ?
Toutes les révélations qu’ils voulaient enfermer à jamais !
Les millions de la honte : un subventionnement à perte
Le bilan comptable donne le tournis.
L’article révèle qu’au moins 280 millions d’euros de financements publics (provenant de l’État, de Bpifrance, des collectivités et de l’Union européenne) ont été engloutis par les principales entreprises du secteur.
Une somme astronomique qui représente environ « 20 euros d’argent public par kilo de farine d’insectes produite, soit près de cinq fois son prix de vente ».
Pour donner une idée de l’ampleur du désastre, ces 280 millions représentent « l’équivalent de plusieurs décennies du Fonds Avenir bio », récemment sacrifié faute de moyens.
Malgré les alertes, les enquêtes journalistiques ont fini par révéler l’envers du décor : « l’annonce de capacités de production qui n’ont en réalité jamais été atteintes, des machines défaillantes [et] une usine insalubre au sol couvert de larves ».
Le directeur général de Bpifrance a lui-même fini par reconnaître du bout des lèvres que la construction de cette immense usine était « une erreur ».
Pendant que l’État finance des usines fantômes de farine de vers à soie, les services publics essentiels s’effondrent, à commencer par [l’école inclusive qui laisse 48 000 élèves handicapés sur le carreau faute de moyens pour payer les AESH.
Ni rentabilité, ni écologie : le fiasco est total
Dix ans après les premières promesses marketing, les signataires de la tribune appellent à un « constat lucide : l’élevage d’insectes ne sera pas la solution miracle espérée ».
Sur le plan environnemental, le mirage s’est également dissipé.
Une étude commandée par le gouvernement britannique conclut que la farine d’insectes émet « de 5 à 13 fois plus de gaz à effet de serre que la farine de soja », notamment à cause du chauffage des élevages, maintenu entre 25 et 30 °C.
Face à l’accumulation des échecs industriels et à l’absence totale de viabilité économique, les parlementaires et scientifiques réclament l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire.
Reste à savoir si l’exécutif acceptera de demander des comptes sur cet argent évaporé ou s’il préférera, comme à son habitude, étouffer le dossier sous un énième rapport feutré…




