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Biais de négativité : notre point commun avec Cro-Magnon

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Biais de négativité
Crédits photo : Shutterstock

Les beaux jours reviennent, le soleil reprend sa place…

J’espère que vous êtes en pleine forme les amis !

De mon côté tout va très bien…

… à un détail près !

Justement, j’ai une petite confession à vous faire.

L’autre jour, j’ai passé pas mal de temps à lire des commentaires sous une de mes vidéos.

Beaucoup d’entre eux étaient positifs : travail super, vidéo intéressante, etc. 

Et puis, il y avait ce commentaire.

Vous allez me dire : un commentaire négatif noyé au beau milieu de commentaires positifs, ça peut arriver…

Devinez à quoi j’ai pensé en m’endormant ?

Exactement : je n’avais que ce commentaire négatif en tête.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Pourquoi une seule critique peut bousiller une journée entière ?

Pourquoi une mauvaise nouvelle à la TV nous marque plus que dix belles choses qui nous sont arrivées ?

Ce n’est pas parce que nous sommes dépressifs.

C’est à cause d’un “logiciel” caché dans notre cerveau.

Bonne nouvelle : nous pouvons désinstaller ce logiciel en s’y prenant correctement.

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Vous allez (re)trouver le sourire à la fin de cet article !

En 2001, l’équipe du professeur en psychologie Roy Baumeister a fait une découverte fondamentale.

Dans leur étude [1], ils ont démontré une règle simple : “le négatif est plus fort que le positif”.

Dis comme ça c’est fastoche…

… mais le vrai coup de génie de ces chercheurs est d’avoir démontré cette règle biologiquement !

Ces chercheurs ont prouvé que notre cerveau accorde systématiquement plus d’importance aux événements négatifs.

À l’époque de nos ancêtres, c’était une question de survie.

Ignorer un buisson qui bouge, c’était risquer la mort.

Il fallait rester vigilant en permanence pour éviter les dangers potentiels.

Le problème ?

Ce logiciel de survie est resté coincé dans notre crâne.

Et aujourd’hui, les chaînes d’info et les réseaux sociaux l’utilisent comme un outil de domination.

Ils savent que pour capter votre attention, il faut vous faire peur.

Ce “pouvoir du négatif” a envahi le monde : actualités, publicités, discours politiques, etc.

Tout est fait pour activer notre biais de négativité simplement parce que le “négatif” imprime plus facilement que le “positif”.

Résultat : on finit par croire que le monde est une décharge à ciel ouvert, alors que c’est juste notre cerveau qui fait un zoom sur la poubelle.

Les clés pour contourner notre biais de négativité

Bien évidemment, le but n’est pas de se transformer en « bisounours » qui ignorent la réalité.

Mais on peut décider de rééquilibrer la balance.

Notre objectif n’est pas de nier le problème.

C’est plutôt de muscler notre capacité à voir ce qui fonctionne encore et ce qui va bien.

C’est un acte de résistance.

Parce qu’un citoyen qui ne voit que le pire est un citoyen paralysé.

Un citoyen qui cultive ses émotions positives est un citoyen qui a l’énergie de changer les choses.

Allez, aujourd’hui, faites une petite expérience !

Si vous croisez quelqu’un qui vous fait une remarque pas forcément agréable ou si vous entendez une info qui vous angoisse…

Pensez à Baumeister et son étude !

Dites-vous : « Tiens, voilà mon cerveau de Cro-Magnon qui s’excite tout seul« .

Et forcez-vous à regarder deux, trois trucs qui vont bien dans votre vie.

C’est gratuit, et ça emmerde ceux qui veulent vous voir flipper.

Alors, vous en pensez quoi les amis ?

Comme d’habitude, n’hésitez pas à m’écrire à remy@juste-milieu.fr pour me faire part de vos retours !

P.S. : pour finir de vous raconter l’histoire de mon “commentaire négatif”… 

… j’ai finalement très bien dormi !

Après avoir pensé à cette critique assez désagréable, je me suis rappelé que j’avais de la chance d’avoir mes amis, un toit, Madame Milieu, etc.

Et j’ai dormi comme un bébé !

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Source : https://www.researchgate.net/publication/46608952_Bad_Is_Stronger_than_Good

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