Mai 2026. Le silence est revenu, ou presque. Dans les couloirs du métro, les regards ne s’évitent plus avec la même suspicion généralisée d’il y a quelques années en arrière. Les flacons de gel hydroalcoolique, qui trônaient religieusement à l’entrée de chaque lieu public, ont fini par disparaître, laissant derrière eux des traces collantes sur des comptoirs fatigués. Pourtant, ne nous y trompons pas : ce calme n’est pas celui de la paix retrouvée, c’est celui de l’amnésie collective organisée. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire longue. « Je me souviens » : voici le meilleur moyen pour se prémunir des pièges à venir.
Justement, souvenons-nous ! Au début de l’année 2020, en quelques heures à peine, la planète s’est transformée en un laboratoire de sociologie grandeur nature dont les cobayes étaient enfermés à double tour… avec leur consentement ! Pendant que l’Australie, autrefois terre de liberté, érigeait des camps d’enfermement comme celui de Howard Springs pour y parquer ses propres citoyens au moindre « cas contact », le reste de l’Occident s’enfonçait dans la ségrégation à grands coups de « QR code ». Le passe sanitaire, transformé par un tour de passe-passe législatif en passe vaccinal, n’était plus un outil de santé mais une laisse électronique, un droit de vivre conditionné à une injection répétée tous les six mois. Un délire technocratique mondial qui était alors salué par bon nombre d’éditorialistes et de médecins de plateaux comme le « prix de la solidarité ».
Mesures délirantes, propos contradictoires, scandales permanents, etc. Tout ce cirque sanitaire, ce n’était pas de la science, c’était du dressage. Un dressage d’autant plus humiliant que les donneurs d’ordres, eux, s’affranchissaient régulièrement de leurs propres interdits lors de dîners clandestins ou de réunions sans masques dans les dorures de la République.
Et puis, soudain, le rideau est tombé. Presque du jour au lendemain, avec le déclenchement de nouveaux conflits géopolitiques et de nouvelles urgences médiatiques, le Covid-19 a disparu des radars. Plus de décompte quotidien des morts au journal de 20 heures, plus de graphiques anxiogènes sur l’occupation des lits de réanimation, plus de traque des « non-vaccinés ». Le virus s’est évaporé, laissant derrière lui une société fracturée, une économie sous perfusion de dettes et des milliers de vies brisées par des effets secondaires que l’on commençait à peine à nommer.
Tout ça pour quoi ? C’est la question qui brûle les lèvres de ceux qui refusent de passer à autre chose sans obtenir de réponses. Où sont les sanctions pour les décisions absurdes qui ont coûté des milliards ? Quelle a été l’efficacité réelle de ces vaccins vendus comme la « solution miracle » ? Pourquoi les laboratoires, malgré leurs passés judiciaires chargés, ont-ils bénéficié d’une immunité totale qui leur permet désormais d’investir les milliards amassés grâce à cette crise sanitaire ?
Pour cette nouvelle enquête, nous n’avions qu’un seul objectif : briser les scellés du silence. Nous avons enquêté sur les poursuites judiciaires enterrées, les profits indécents de Big Pharma et les dégâts collatéraux que l’on tente aujourd’hui de glisser sous le tapis de l’Histoire. Des livres entiers pourraient être écrits sur ce que nous avons vécu. Et bon nombre de personnalités admirables s’y attellent à merveille : Louis Fouché, le Pr Christian Perronne, le Pr Didier Raoult et d’autres encore. Pour ce Juste Mensuel, nous voulions nous concentrer sur les suites données au délire sanitaire que nous avons traversé : qui doit payer ? Qui a payé ? Qui est passé entre les mailles du filet ?
Ils veulent tous que nous passions à autre chose, nous voulons maintenir bien vivante la flamme du souvenir. Comme une indispensable protection contre leurs dérives à venir.
I. Poursuites judiciaires : le bal des intouchables
Si la période du Covid-19 a été celle de la contrainte pour le peuple, elle fut, pour ses architectes, celle de l’esquive juridique érigée en grand art. En France, l’appareil judiciaire semble avoir été saisi d’une étrange léthargie dès qu’il s’agissait de franchir les grilles des ministères. Le bilan est sans appel : pour les décideurs, la Justice n’a été qu’un bruit de fond, vite étouffé par les dorures du recasage.
Un symbole français : la « Cour de protection de la République »
Juillet 2020 : plusieurs personnalités politiques, en exercice ou ayant quitté leur fonction au gouvernement, sont mises sous le coup d’une « information judiciaire » ouverte par la Cour de Justice de la République (CJR), seule instance habilitée à poursuivre des politiciens. Motif principal retenu contre eux : « abstention de combattre un sinistre ». 21 mai 2025 : Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn bénéficient d’un non-lieu, la CJR expliquant que « De nombreuses initiatives ont été prises par le gouvernement pour combattre la pandémie ». Circulez, il n’y a plus rien à voir…
On nous avait promis que personne ne serait au-dessus des lois. On a finalement eu droit à une démonstration de force de la Cour de Justice de la République, cette juridiction d’exception dont la fonction semble de plus en plus consister à transformer les dossiers brûlants en cendres froides. Comme vous allez le découvrir dans votre rubrique Le monde à l’envers dans ce Juste Mensuel de mai 2026, rappelons que la CJR a initialement été créée pour faire face au scandale du sang contaminé qui s’était déjà soldé par une absence totale de sanctions sérieuses. Comme un symbole…
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Ce contenu est extrait du numéro 54 de Juste Mensuel
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