800 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires, au moins !
C’est ce que le gouvernement espère tirer, dès 2027, d’un durcissement de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), selon les annonces faites lundi 28 septembre 2026 et rapportées par Le Figaro.
Créée en 2024, cette taxe cible les sociétés d’autoroutes et les grands aéroports affichant plus de 120 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel et une rentabilité supérieure à 10 %.
Son taux, fixé jusqu’ici à 4,6 %, pourrait grimper par tranches jusqu’à 12,2 %, portant son rendement annuel de 600 millions à 1,4 milliard d’euros.
« Nous sommes consternés par la méthode et en colère sur le fond », a réagi Camille Bonenfant-Jeanneney, présidente des concessions autoroutières d’Eiffage en France, dénonçant une décision prise devant le fait accompli, sans concertation préalable.
Explosion du prix de l’essence : le jackpot pour Macron ?
- Plus de la moitié du prix à la pompe part en taxes
- 190 millions d’euros encaissés en plus sur mars-avril 2026
- Les aides, elles, restent ciblées, complexes et limitées
Quand les prix flambent, qui paie vraiment… et qui encaisse ?
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Vers une facture salée pour les automobilistes ?
Le gouvernement assure vouloir empêcher toute répercussion de cette hausse sur le prix des péages. Mais l’Asfa, l’Association des sociétés françaises d’autoroutes, prévient qu’elle « poursuivra et intensifiera les contentieux en cours » !
Si les sociétés concessionnaires obtiennent gain de cause devant la justice, la facture pourrait bien retomber, plus tard, sur les automobilistes, sous forme de hausse des péages ou d’allongement de la durée des concessions.
Un scénario que confirme une source proche des sociétés d’autoroutes : « il n’est pas possible d’affirmer que les sociétés d’autoroutes vont obtenir gain de cause, mais si c’est le cas, cela pourrait effectivement être les automobilistes qui paieront, plus tard, cette décision de court terme du gouvernement ».
Ce nouveau bras de fer entre l’État et les concessionnaires d’autoroutes n’a rien d’inédit. Un autre article de Juste Milieu, publié le 12 mai 2026, dénonçait déjà un système de surprix injustifié aux péages, au détriment des usagers.




