6 heures du matin. Une trentaine de gendarmes. La sous-préfète en personne. Et des vaches (encore) vaccinées de force !
Ce n’est pas la première fois en Ariège. Ce ne sera probablement pas la dernière.
D’après un article de La Dépêche du Midi en date du 6 août 2026, ce jeudi matin, les autorités ont investi la ferme-restaurant La Table de Gaya, tenue par Kyria et son compagnon Emmanuel Gay, sur la commune de Montjoie-en-Couserans.
Objectif : vacciner les dernières vaches du troupeau contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), en application d’une ordonnance du juge des libertés et d’un arrêté préfectoral.
Kyria, qui filmait la scène en direct sur YouTube, décrit une équipe présente dès 5 h 30, bien avant que les propriétaires soient informés. « À 6 heures du matin, tels des grands bandits que nous sommes ».
L’éleveuse raconte avoir refusé de signer les documents présentés, faute de pouvoir être assistée de son avocat.
Son compagnon Emmanuel a été placé en garde à vue. L’ensemble du troupeau a été vacciné.
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Des campagnes de vaccination qui divisent
Ce n’est pas un cas isolé.
Ces derniers mois, plusieurs opérations de vaccinations forcées ont eu lieu, dans le plus grand silence politique et médiatique !
En avril 2026, une opération similaire avait eu lieu à la ferme de Christelle Record à Baulou : CRS et gendarmes déployés pour vacciner un troupeau.
La justice administrative a validé le principe de cette vaccination obligatoire en Ariège.
L’administration défend une campagne généralisée pour limiter la circulation du virus. Les éleveurs réfractaires contestent l’absence de cas DNC avoués dans leurs élevages, l’opacité sur la composition du vaccin et le recours à des moyens coercitifs disproportionnés pour imposer une mesure sanitaire.
Cette affaire prend place dans un contexte agricole déjà sous tension.
Un nouveau virus bovin vient d’être détecté dans le Doubs, l’Ain et en Savoie, ajoutant une pression sanitaire supplémentaire sur des éleveurs déjà épuisés.
Pendant ce temps, l’État déploie des dizaines de gendarmes pour vacciner des vaches en bonne santé dont les propriétaires estiment ne pas avoir été convaincus de la nécessité du traitement.
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