C’est un séisme législatif qui vient de secouer le bitume français.
Ce mardi 14 avril 2026, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de « simplification de la vie économique » par 275 voix contre 225.
Si le texte visait initialement à alléger la paperasse des entreprises, il a servi de cheval de Troie pour une mesure radicale : la suppression pure et simple des zones à faibles émissions (ZFE).
Introduite par des amendements de la droite et du RN contre l’avis d’un exécutif aux abois, cette décision a été entérinée dès le lendemain par le Sénat.
Une victoire pour les partisans de la liberté de circuler, mais qui ressemble fort à un aveu d’échec pour le gouvernement qui ne devrait pas lâcher l’affaire comme ça…
La fin de l’écologie punitive ou un sursis avant l’amende ?
Créées par la loi LOM de 2019, les ZFE étaient devenues le symbole d’une « écologie punitive » frappant de plein fouet les automobilistes les plus modestes.
En visant l’interdiction des véhicules Crit’Air 3, 4 et 5, le dispositif menaçait de mettre au rebut près de 3 millions de voitures sans proposer d’alternatives crédibles.
Le gouvernement a bien tenté d’agiter le spectre d’une amende européenne de « plusieurs milliards d’euros », mais l’argument n’a pas fait long feu.
Des députés ont en effet révélé, après avoir interrogé directement la Commission européenne, que Bruxelles n’imposait aucune méthode spécifique, mais seulement des seuils de pollution.
Alors que l’État français traque la moindre fraude à l’Assurance maladie pour renflouer les caisses, cette menace financière semble davantage relever du chantage que de la réalité juridique. Reste à savoir si le Conseil constitutionnel, saisi par la gauche, ne viendra pas doucher l’enthousiasme des partisans du diesel. On attend de voir si le bon sens l’emportera sur l’idéologie !
À moins que le gouvernement ne nous invente une nouvelle taxe carbone pour compenser ce manque à gagner, bien entendu !




