Présentation de la rubrique
Et si on échangeait un peu les rôles ?
Quand nos médias mainstream anti-complotistes lancent des complots gros comme le melon de Macron sans jamais s’excuser, ça donne ça !
Découvrez Le monde à l’envers ! votre nouvelle rubrique dans laquelle on se remémore les “complots officiels” lancés par nos médias subventionnés.
La propagande en toute détente : heureusement que l’équipe de Juste Mensuel est là pour rappeler tout ça…
Pour ce numéro de mars 2026, nous allons revenir sur une affaire géopolitique de premier plan, d’abord considérée comme une évidente théorie du complot, voire une marque de sympathie communiste… avant de devenir une vérité officielle bien établie !
Le plus intéressant ? L’opération secrète que nous allons évoquer résonne lourdement avec l’actualité la plus brûlante. Au menu : nous allons percer les mystères de l’opération Ajax, un coup d’État mené par les Américains en Iran dans les années 1950. Quand l’Histoire se répète…
Pourquoi l’Iran a toujours été une cible pour le monde occidental ? Comment cette opération secrète menée par la CIA avec le soutien du MI6 britannique a-t-elle pu être passée sous silence pendant de longues années, entretenant le mythe d’un soulèvement populaire ? Quels parallèles peut-on établir avec la situation récente en Iran, avec toute la prudence nécessaire ? Voici les questions, et bien d’autres encore, auxquelles nous allons tenter de répondre dans ce nouveau numéro du Monde à l’envers !
Iran : une cible historique pour l’Occident
Pour comprendre les racines profondes de l’opération Ajax, il faut d’abord comprendre pourquoi l’Iran a toujours suscité tant de convoitises du côté occidental.
En premier lieu, rappelons la position géographique de l’Iran qui en fait un verrou stratégique majeur, situé au carrefour du Moyen-Orient, de l’Asie centrale et de l’ancienne sphère soviétique. Dès le début du XXe siècle, les puissances occidentales considèrent l’Iran comme un espace tampon indispensable à la sécurisation de leurs intérêts énergétiques et militaires dans la région.
Mais surtout, l’Iran possède une ressource vitale : le pétrole. On estime que les réserves de l’Iran dans les années 1950, en pétrole et en gaz, représentaient respectivement 10 et 15 % des réserves mondiales ! De quoi aiguiser les appétits…
Les premiers occidentaux à flairer l’opportunité en Perse (qui ne sera appelée « Iran » qu’en 1935) sont les Britanniques, et plus particulièrement un certain Winston Churchill. Visionnaire et bien conscient des enjeux immenses représentés par le pétrole pour les décennies à venir, Churchill se hâte de mettre la main sur les nombreux gisements découverts dans la zone au début des années 1900. La compagnie Anglo-Persian Oil Company est fondée en 1909 (avant de devenir l’Anglo-Iranian Oil Company quelques années plus tard), sous le contrôle et la supervision directe du gouvernement britannique. Après la Seconde Guerre mondiale, cette compagnie détient un quasi-monopole sur l’exploitation pétrolière iranienne. Les conditions contractuelles sont extrêmement déséquilibrées : la majorité des bénéfices est rapatriée vers Londres, tandis que l’État iranien et sa population perçoivent une part marginale des revenus, malgré des conditions de travail très dures dans les zones pétrolifères.
Dans ce contexte émerge une figure centrale : Mohammad Mossadegh. Le 6 mai 1951, il devient Premier ministre à l’issue d’un processus parlementaire légal. Nationaliste, mais profondément attaché aux institutions démocratiques, Mossadegh incarne une rupture politique majeure. Son objectif est clair : restaurer la souveraineté iranienne, notamment en nationalisant l’industrie pétrolière afin que les ressources du pays bénéficient enfin à la population. Cette décision, soutenue massivement par le Parlement iranien et par l’opinion publique, est immédiatement perçue comme une menace par le Royaume-Uni. Londres redoute non seulement la perte d’un atout économique vital, mais aussi un dangereux précédent susceptible d’inspirer d’autres pays producteurs.
À Washington comme à Londres, l’équation devient simple : un Iran démocratique, souverain et maître de ses ressources constitue un risque stratégique. Rapidement, les services britanniques et américains vont entrer en contact et commencer à imaginer des solutions clandestines pour mettre fin à cette « périlleuse » situation. Campagnes de déstabilisation économique, pressions diplomatiques, manipulation médiatique et soutien à l’opposition monarchiste préparent le terrain… Bien avant son lancement officiel en 1953, l’opération Ajax est déjà en gestation !





