Alors que le gouvernement siffle la fin de la récréation budgétaire pour le commun des mortels, certains semblent avoir gardé les clés de la réserve !
Selon les chiffres évoqués dans un article de Capital du 14 février 2026, la masse salariale de la fonction publique continue sa progression, affichant une hausse de près de 6 % sur certains postes, pendant que le déficit public s’incruste confortablement autour de 5 % du PIB.
Une réalité qui détonne singulièrement avec les discours de rigueur martelés sur tous les plateaux télévisés.
Une fois de plus, l’État semble incapable de sortir d’une logique de croissance de ses propres structures, même quand les caisses sont vides…
L’État obèse : quand la structure dévore le budget
Le contraste est saisissant.
D’un côté, on nous annonce des économies « courageuses » : gel des pensions de retraite, restrictions sur les arrêts maladie et coupes sombres dans les aides aux ménages modestes.
De l’autre, la machine étatique continue de ronronner à plein régime avec une masse salariale qui frôle les 250 milliards d’euros.
Si les syndicats crient à « l’année blanche », les experts de l’OFCE notent un dérapage de 9 milliards d’euros par rapport aux prévisions initiales.
Entre titularisations de contractuels et « mesures catégorielles discrètes », l’État semble protéger ses troupes pendant que le secteur privé encaisse les chocs de l’inflation.
Alors que les autorités traquent la moindre fraude à l’Assurance maladie pour tenter de sauver les comptes, le train de vie de l’administration, lui, ne connaît pas la crise. On en vient à se demander si l’austérité n’est pas devenue une variable d’ajustement réservée uniquement à ceux qui ne font pas partie de la caste publique !




