Alors que la République ne cesse de promettre le « renouveau » et l’exemplarité, le recyclage des vieux dossiers semble être devenu le sport favori de l’Élysée…
… et pour Marc Guillaume, le « grand recasage » vient de franchir une étape supplémentaire, au mépris total d’un passé qui ne passe pas !
Selon un article de Libération publié ce 6 mai 2026, l’actuel préfet d’Île-de-France vient d’être nommé par décret présidentiel à la tête du Conseil d’État.
Un retour en grâce spectaculaire pour celui qui fut le bras armé juridique de Matignon pendant des années, avant d’être rattrapé par l’un des scandales les plus sordides de l’ère Macron : l’affaire Olivier Duhamel.
Cette promotion au sommet de la plus haute juridiction administrative ressemble à un nouveau pied de nez à la déontologie.
De quoi rappeler, comment le gouvernement étouffe les moyens des instances de contrôle comme la HATVP pour protéger ses propres intérêts…
Marc Guillaume et le secret d’Olivier Duhamel
Pour comprendre le malaise, il faut remonter à 2021.
À l’époque, la sortie du livre La Familia Grande de Camille Kouchner révèle l’inceste commis par le politologue Olivier Duhamel sur son beau-fils.
Marc Guillaume, alors secrétaire général du gouvernement, démissionne en catastrophe de toutes ses fonctions liées à Sciences Po et au club Le Siècle, présidé à l’époque par Olivier Duhamel.
Pourquoi un tel départ en catastrophe ? Parce qu’il était au courant !
Comme le rappelait Marianne dans un article du 9 février 2021, Marc Guillaume a fini par avouer avoir été informé, dès 2018, des accusations d’inceste portées contre son ami Olivier Duhamel.
Pourtant, celui qui était alors le garant du droit à Matignon n’a rien fait, rien dit, préférant préserver le silence feutré des dîners parisiens.
Cette culture de l’omerta au sommet de l’État n’est pas sans rappeler le verrouillage institutionnel opéré par Gérard Larcher pour empêcher toute enquête sur l’affaire Epstein en France…
Aujourd’hui, Marc Guillaume, qui a couvert par son silence des faits d’une telle gravité, se retrouve propulsé à la tête du Conseil d’État.
Une institution censée conseiller le gouvernement sur la légalité de ses actes et protéger les droits des citoyens.
Le message envoyé par Emmanuel Macron est clair : la fidélité au clan et la protection des « amis » valent bien plus qu’une conscience morale irréprochable.




