Près de 2 millions de victimes du Covid long…
… et toujours aucune réponse adaptée du gouvernement français, malgré les belles promesses !
Huit mois après la promulgation de la loi Covid long, en août 2022, le député Fabrice Brun interrogeait le gouvernement par écrit sur l’absence totale de décret d’application.
La réponse ministérielle, publiée en novembre 2022, est un modèle du genre !
Plutôt que de répondre sur le décret manquant, elle met en avant un tout autre outil : un simple questionnaire d’orientation développé avec l’association TousPartenairesCovid, utilisé par 46 577 personnes entre mai et août 2022.
Une réponse qui a de quoi surprendre !
Un outil présenté comme une solution, qui n’en est pas une
Car cet outil n’a rien à voir avec la plateforme prévue par la loi.
Il s’agit d’une simple aide au diagnostic avant consultation, sans recensement national, sans base de données pour la recherche, ni reconnaissance officielle.
Une confusion qui sera répétée à l’identique dans les réponses ministérielles suivantes, année après année.
Cette manière de brandir un chiffre flatteur pour masquer l’absence de politique publique réelle n’est pas propre au Covid long.
Une gestion de la communication qui, sur la durée, a fini par installer une forme de lassitude générale sur le sujet, comme nous le racontions dans notre article sur l’après-Covid, quand le silence social a fini par recouvrir les malades les plus fragiles.
Pendant ce temps, la reconnaissance administrative des malades reste anecdotique : entre mars 2020 et août 2022, seules 4 896 personnes ont été admises en affection longue durée au titre du Covid long, sur une population estimée à deux millions de malades.
Le décalage entre la communication gouvernementale et la réalité vécue par les patients n’a, depuis, jamais été comblé.




