Trois candidats à la présidentielle.
Trois « ingérences russes » en quelques jours.
Personne n’a rien vu, mais tout le monde s’emballe.
Entre le 21 juillet et le 6 août 2026, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann puis Gabriel Attal ont chacun dénoncé une campagne de désinformation les visant.
D’après un article de France Info en date du 8 août 2026, une fausse vidéo présentait Philippe comme atteint d’une maladie dégénérative, un faux site imitant Blast accusait Glucksmann d’un complot autour de sa compagne Léa Salamé, et une fausse Une de journaux liait Attal au narcotrafic.
Viginum, le service de l’État chargé de la lutte contre les ingérences numériques, attribue ces opérations aux réseaux prorusses Storm-1516 et Matriochka.
Mais la réalité derrière tout ça est bien éloignée de ce qui est dit…
Le chiffre qui change tout
Voici le détail que la plupart des articles glissent en fin de texte plutôt qu’en titre.
D’après un article d’Ici en date du 5 août 2026, l’opération ciblée attribuée au réseau Matriochka affiche entre 100 000 et 200 000 vues, « en grande partie de façon artificielle et inauthentique », selon Viginum lui-même.
Pour l’opération visant Attal, une source sécuritaire citée par la presse parle même de « quelques milliers de vues » seulement.
Quelques milliers de vues, pour du contenu majoritairement généré par des robots.
C’est le chiffre exact qui a déclenché des plaintes pénales, des interventions officielles de l’État, et des dizaines d’articles dans la presse nationale.
Cette dispropotion entre l’ampleur du contenu et l’ampleur de la réaction interroge.
Soit les autorités françaises considèrent que la moindre tentative étrangère, même ridicule, mérite une mobilisation totale.
Soit cette affaire sert d’autres intérêts que la simple protection du débat public.
Cette affaire vous semble confuse ? C’est normal.
Nous avons mené une enquête complète sur les ingérences russes réelles et supposées depuis 2017. Notre fiche complète est téléchargeable gratuitement ici :




