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Cigarettes : le gouvernement piégé par le lobbying

Tentant de lutter contre les trafiquants de cigarettes, le gouvernement ne s’attaque pas aux fabricants. La faute à un lobbying trop installé ?
Cigarette

Crédits photo : Shutterstock

Depuis plusieurs années, les consommateurs de cigarettes ont pu voir le prix du tabac monter en flèche et exploser en France. 

Forcément (et malheureusement), ces augmentations n’ont fait qu’augmenter les solutions alternatives. 

Contrefaçons, commerces parallèles, trafics de cigarettes

Ne peut-on pas y voir une incompétence du gouvernement, piégé par son intérêt pour le lobbying dans le secteur ?

Un lobbying tenace jusqu’à Bruxelles

Pour lutter contre le tabagisme et ses ravages, nul doute qu’il existe des solutions plus efficaces que la prescription de cigarettes électroniques

Pour autant, les propositions se font rares et s’attaquent davantage aux trafiquants qu’aux fabricants. 

La faute à des lobbies extrêmement tenaces et installés ? 

Un article de Libération du 31 mai 2023 explique qu’au Parlement européen, 200 représentants des intérêts du tabac gravitent. 

Pour donner un ordre d’idée, il y a un lobbyiste pour 3 députés et demi. 

Quant au cas spécifique de la France, il n’est nullement étonnant. 

L’article de Libération parle notamment d’un courrier reçu par un député LR.

Selon ce courrier, “les réseaux criminels ont ciblé les consommateurs français de tabac”. 

La faute à une sur-livraison de cigarettes par les fabricants dans les pays à fiscalité avantageuse. 

Au Luxembourg, par exemple, 3 milliards de cigarettes sont livrées de façon annuelle pour seulement 600 millions consommées par les Luxembourgeois. 

Le calcul est vite fait… 

Une inefficacité des mesures

Le lobby du tabac en France est tellement installé que, depuis plusieurs années, le gouvernement ne prend que des mesurettes pour s’attaquer au problème. 

Dernier exemple en date avec la décision de Gabriel Attal

Ce dernier, en décembre 2022, avait annoncé la création de 300 postes de douaniers pour lutter contre les trafics. 

Une décision que le cardiologue Olivier Milleron avait dénoncé en écrivant à Attal : “votre plan de lutte contre le commerce illicite du tabac est inefficace et immoral”. 

De son côté, l’eurodéputée Michèle Rivasi va plus loin. 

Elle affirme, toujours dans Libération, que “la Commission européenne et les Etats membres sont complices de la politique de l’industrie du tabac”. 

Autant dire qu’on n’a pas fini de “lutter” contre ce fléau, responsable de la mort de près de 30 000 personnes par an en France.

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