La Cnam vient de remettre son rapport annuel. 4 milliards d’économies visées pour 2027.
Et dans quelques mois, les mêmes qui auront voté ces coupes viendront s’étonner en direct à la télévision que les hôpitaux soient saturés…
Selon L’Opinion du 3 juillet 2026, la Caisse nationale d’Assurance maladie a présenté un rapport de 40 propositions pour « enrayer la progression des dépenses de santé ».
L’objectif affiché : ramener le déficit au niveau de la croissance française.
En clair, la Sécu devra faire avec moins.
Parmi les pistes étudiées : 1,3 milliard sur les médicaments, en conservant les seuls nouveaux traitements anticancéreux jugés les plus efficaces, 800 millions sur les soins, notamment via la déprescription et les protocoles chez les personnes âgées, et 300 millions de baisses de tarifs sur les spécialistes, essentiellement en radiologie.
La prévention est mise en avant comme solution miracle, avec l’exemple du modèle américain anti-tabac.
Mais la Cnam elle-même reconnaît que le chiffre global de l’Assurance maladie atteint désormais 15,9 milliards de déficit en 2025.
Le pire est à venir !
Le scénario connu d’avance : couper puis s’étonner
La mécanique est immuable.
On coupe les budgets de santé au nom de « la responsabilité financière ».
Puis arrive la canicule, la grippe saisonnière, une nouvelle épidémie. Les urgences débordent, les soignants s’épuisent, les patients attendent dans les couloirs.
Et les ministres défilent sur les plateaux pour expliquer que « la situation est sous contrôle » et que « des mesures ont été prises ».
À terme, la Cnam elle-même admet que ses chiffres sont décevants : 250 millions seulement visés sur les indemnités journalières, quand les accidents du travail, gonflés par les plateformes numériques, atteignent 18 milliards d’euros, en hausse de 45 % depuis 2019.
Pour suivre les révélations sur les ruptures de stocks et les médicaments qui disparaissent faute de financement, notre dossier complet sur les pénuries de médicaments en France est disponible gratuitement.
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