Entre 2024 et 2026, la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars.
Rien que ça !
La même période pendant laquelle il a été président des États-Unis. Pure coïncidence, évidemment…
Selon Le Figaro du 2 juillet 2026, qui s’appuie sur les 900 pages du rapport du Bureau d’éthique gouvernementale (OGE) rendu public le 30 juin, l’enrichissement de Trump tient à deux moteurs principaux.
D’abord l’immobilier et les golfs, qui continuent de générer des millions : le complexe touristique de Mar-a-Lago rapporte 77 millions de dollars par an, son club de golf en Virginie du Nord génère 25 millions.
Ensuite et surtout, les cryptomonnaies : Trump a fondé sa propre devise virtuelle, le sTrump, lancée avec fracas avant de s’effondrer.
Mieux encore, il a créé World Liberty Financial, une entreprise de cryptomonnaies fondée en septembre 2024, dont les ventes ont rapporté 520 millions de dollars en cédant des participations, et dont la seule activité reste, en 2025, l’émission de 635 millions de dollars de royalties.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, a clos le débat d’une formule lumineuse : « Le président Trump a fièrement fait des États-Unis la capitale mondiale de la cryptomonnaie grâce à des décrets présidentiels. »
Des décrets qui, accessoirement, font flamber les actifs de leur propre auteur…
En mai 2026, Juste Milieu documentait déjà comment l’administration Trump brouille la frontière entre État et enrichissement personnel : le rapport de l’OGE ne fait que confirmer l’étendue du phénomène.
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Les pro-Trump qui applaudissaient pendant l’affaire Biden
On se souvient du concert d’indignation qui avait accompagné les révélations sur Hunter Biden, ses affaires en Ukraine, ses tableaux vendus à prix d’or.
Les mêmes voix qui s’étranglaient de vertu face aux « conflits d’intérêts » du clan Biden observent aujourd’hui un silence remarquable.
Pourtant les chiffres sont autrement plus spectaculaires : le fils de Biden n’a pas triplé la fortune familiale en deux ans grâce à des décrets présidentiels. Trump, lui, si.
La différence fondamentale, c’est qu’aucune loi américaine n’interdit formellement au président d’être actionnaire d’entreprises dont il régule l’activité.
Les actifs de Trump sont logés dans un trust géré par son fils Donald Jr., qui peut être dissous à tout moment.
La Maison-Blanche appelle ça de la « responsabilité ».
Pour comprendre comment ce type de mécanisme d’enrichissement au sommet du pouvoir fonctionne, y compris en Europe, notre numéro sur la manipulation et le contrôle du récit politique pose les bonnes questions sur qui profite vraiment des décisions officielles.
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