Le 30 juin, le vote solennel sur la proposition de loi relative à l’aide à mourir aura lieu à l’Assemblée nationale.
De l’autre côté de la Manche, pendant ce temps, on a dit non. Et pas qu’une seule fois…
C’est ce que rappelle le journaliste et essayiste Pierre Jovanovic dans Le Figaro du 27 juin 2026.
Au Royaume-Uni, le Parlement écossais a voté contre l’aide à mourir le 17 mars. La Chambre des lords a rejeté une proposition similaire le 24 avril.
Deux refus nets, dans un pays où le NHS, ce système de santé public que la gauche française cite en exemple dès qu’il s’agit de santé, est aujourd’hui en ruines : 7,1 millions de patients en attente d’un traitement en mars 2026, et des centres de soins palliatifs qui refusent un patient sur quatre.
La leçon est claire : « il est impossible d’introduire cette réforme avec un secteur des soins palliatifs sous-doté », pointait en 2024 Andy Burnham, maire sortant de Manchester.
En France, on n’a pas attendu de résoudre ce problème pour parler d’aide à mourir.
Quand la gauche française choisit la mort plutôt que les soins
La proposition de loi introduit une « phase avancée » floue, et surtout le recours à l’intervention d’un tiers, autrement dit l’euthanasie, dans un système où l’accès à une mort digne par les soins est encore loin d’être garanti.
Pourtant, de l’autre côté de la Manche, Diane Abbott, députée travailliste britannique, résumait le danger : « Je ne peux pas voter pour cette proposition de loi alors que je doute qu’elles seront protégées », en parlant des personnes vulnérables issues de communautés marginalisées.
Cette prudence-là, la gauche française n’a pas voulu l’entendre.
Pour ceux qui veulent comprendre ce que cachent vraiment ces débats sur la fin de vie, notre numéro 32 du Banquet décrypte l’euthanasie sous toutes ses facettes, avec l’analyse complète de Jean-Yves Dufoix.




