S’il y a bien une tradition politique que la gauche française honore avec une ferveur quasi religieuse à l’approche de chaque élection présidentielle…
… c’est celle du suicide collectif en bande organisée, où l’art de la division l’emporte systématiquement sur toute logique de victoire !
Selon une analyse publiée par La Tribune Dimanche ce 14 juin 2026, la course à l’Élysée pour 2027 s’annonce déjà comme un immense vaudeville.
Ils sont désormais 14 candidats de gauche annoncés ou en passe de l’être, avec comme objectif commun celui de défier Mélenchon.
De François Hollande, qui martèle qu’il « se prépare », à Raphaël Glucksmann, en passant par François Ruffin, l’embouteillage au portillon de la gauche est total.
Chacun est persuadé d’incarner le messie, garantissant l’éparpillement fatal des voix au premier tour.
LE GUIDE POUR ÉVITER TOUS LES PIÈGES !
De 2002 à 2022 : la tragédie répétée du nombrilisme
L’histoire de la gauche moderne est un éternel bégaiement que les leaders actuels feignent d’ignorer.
En 2002, l’excès de candidatures à gauche (Taubira, Chevènement, Besancenot, etc.) avait déjà conduit au traumatisme du 21 avril et à l’élimination de Lionel Jospin.
En 2017 et 2022, la fragmentation entre la France insoumise, les socialistes et les écologistes a méthodiquement pavé la voie aux duels entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, reléguant la gauche au rang de spectatrice.
Pourtant, la leçon n’est jamais retenue.
Pour 2027, le bal des egos est à son paroxysme. Fabien Roussel est en route pour une « candidature autonome », Delphine Batho fait dissidence des Verts, et le banquier d’affaires Matthieu Pigasse se dit lui aussi « prêt ».
À force de regarder son propre nombril et de saturer l’espace médiatique avec 14 nuances de social-démocratie et de radicalité, la gauche s’assure une défaite mémorable.
Une tragédie qui vire définitivement à la farce.




