Le 21 février 2024, Gabriel Attal, Premier ministre, signe le décret n°2024-124.
Objectif : trouver 10 milliards d’économies dans le budget de l’État.
Pour la sécurité civile, la facture est précise : 52,8 millions d’euros supprimés.
Ce chiffre n’est pas une interprétation.
Il est inscrit noir sur blanc dans le texte publié au Journal officiel, avec la signature de Gabriel Attal.
La Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) le confirme elle-même : la commande de deux Canadair prévue pour 2024 est annulée.
Le calendrier initial prévoyait l’acquisition de quatre Canadair cette année-là. Après le décret Attal : zéro Canadair commandé sur budget national en 2024.
En juillet 2026, face aux accusations, Gabriel Attal qualifie les critiques de « trumpisme » et répond « n’importe quoi ». Le décret est pourtant consultable en ligne. Les 52,8 millions amputés à la sécurité civile sont là, documentés, datés, signés.
Notre vidéo complète retrace toute cette séquence dans le détail :
Le rapport parlementaire qui accable le gouvernement
En juillet 2025, le rapport d’information Maudet-Pantel de l’Assemblée nationale est sans appel.
Il confirme que la coupe d’Attal a durablement décalé le programme de renouvellement : « Il ne s’agit donc plus d’un renouvellement intégral d’ici 2027, mais de l’acquisition de quatre nouveaux appareils d’ici 2033, pour ensuite remplacer les anciens appareils à une date encore inconnue. »
Traduction concrète : Macron avait promis 16 Canadair en 2027. La France les aura en 2033 au mieux. Et parmi ces 16 appareils, 8 auront alors plus de 30 ans d’âge, avec des immobilisations pour maintenance de plus en plus longues et des surcoûts croissants.
Le décret Attal a une autre conséquence directe, moins commentée : il a forcé la France à se tourner vers Bruxelles pour financer ce qu’elle n’a plus les moyens de s’offrir seule.
Ce sont deux Canadair financés dans le cadre du programme européen RescEU qui renfloueront la flotte en 2028.
Incendies : la France joue avec le feu
- Pourquoi la France semble condamnée à revivre le même scénario chaque été
- Canadair immobilisés, casernes supprimées, budgets insuffisants et pompiers volontaires toujours plus sollicités.
- Décisions absurdes, effectifs sacrifiés et incapacité persistante à protéger ceux qui protègent la France.
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