On pensait avoir touché le fond : on s’est trompé !
C’est une décision qui illustre la puissance implacable des contrats signés par la Commission européenne !
Le tribunal de commerce de Bruxelles vient de condamner la Pologne et la Roumanie à verser la somme d’1,9 milliard d’euros aux laboratoires Pfizer et BioNTech.
Selon les informations relayées par Le Monde dans un article du 1er avril 2026 (ça ne s’invente pas), ce jugement fait suite au refus de ces deux pays d’honorer et de payer des millions de doses de vaccins commandées durant la crise sanitaire.
Assignées par le géant pharmaceutique à l’automne 2023, la Roumanie et la Pologne refusaient d’exécuter ces « contrats d’achat » pour un motif simple : la fin de la pandémie.
Un motif plus que compréhensible…
… sauf pour Pfizer qui a saisi la Justice pour que les contrats soient honorés « quoi qu’il en coûte« , comme dirait l’autre !
La primauté du contrat sur la souveraineté nationale
Le montant de l’amende est colossal : la Pologne doit s’acquitter de 1,3 milliard d’euros et la Roumanie de près de 650 millions d’euros, d’après les chiffres cités dans les médias ces derniers jours.
Varsovie avait pourtant invoqué un cas de force majeure, arguant notamment du désintérêt total de la population pour la vaccination, un désintérêt qui rendait ces livraisons absurdes et ruineuses.
Mais pour le juge belge, le droit commercial l’emporte sur les réalités budgétaires ou sanitaires des nations.
Et tout ça, sans parler des conditions dans lesquelles ces achats de vaccins ont été négociés entre l’UE et Pfizer, avec les fameux SMS introuvables d’Ursula von der Leyen !
De toute évidence, ce verdict confirme une chose : les États-membres restent pieds et poings liés par les méga-contrats négociés par Ursula von der Leyen, même quand les produits finissent directement à la poubelle.




