Le château de Versailles, ses dorures, son parc immense… et bientôt sa nouvelle châtelaine ?
Selon un article du Canard enchaîné paru ce 25 mars 2026, le président de la République « garderait » la présidence de l’établissement public de Versailles pour Rachida Dati.
Battue aux Municipales 2026 à Paris face à Emmanuel Grégoire, l’ancienne ministre de la Culture pourrait ainsi bénéficier d’une porte de sortie royale pour compenser son échec électoral. Le poste est effectivement vacant depuis le départ de Christophe Leribault pour le Louvre, et depuis février, aucun processus de remplacement n’a été lancé.
Une « coïncidence » qui alimente toutes les rumeurs sur un nouveau recasage au sommet de l’État.
Si l’Élysée dément officiellement ces bruits de couloirs, Rachida Dati semble déjà être en « campagne permanente » d’après les révélations du Palmipède. Plusieurs anciens conseillers d’Emmanuel Macron auraient même assuré à leurs interlocuteurs que le domaine de Versailles lui était réservé.
Des procédures judiciaires qui n’entament pas la confiance
Ce projet de nomination pose toutefois une question de fond sur l’éthique au sein de la Macronie.
Rachida Dati n’est pas exempte de rendez-vous avec la justice : un procès pour corruption passive, trafic d’influence et recel d’abus de pouvoir dans l’affaire Renault-Nissan l’attend en septembre prochain. Mais le système semble avoir ses propres règles de protection.
L’article du Canard souligne qu’elle ne devrait pas non plus être inquiétée pour parjure après sa prestation devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Malgré des accusations graves et des risques de peines de prison, la candidate malheureuse semble toujours bénéficier d’un filet de sécurité institutionnel.
Ce mouvement s’inscrit dans une tradition bien établie sous l’ère Macron : on ne laisse jamais tomber les alliés fidèles, surtout lorsqu’ils ont servi de caution à l’ouverture politique.
Après les nominations de complaisance à la Cour des comptes ou dans les ambassades, Versailles devient le nouveau symbole de cette République des bons offices.




