La question de la souveraineté technologique française revient au cœur du débat avec le chantier du futur fleuron de la Marine nationale !
Selon un article du Parisien du 19 mars 2026, la France se retrouve à nouveau en situation de dépendance vis-à-vis des États-Unis pour un élément crucial de son futur porte-avions : le système de catapultage.
Si la France maîtrise la construction de la coque, la propulsion nucléaire ou les systèmes d’armes, elle reste tributaire de l’Oncle Sam pour projeter ses avions.
Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire devenu consultant dans le domaine, rappelle que seule la Chine maîtrise également cette aide au décollage indispensable.
L’article rappelle un précédent historique douloureux : en février 2003, suite au refus de la France de participer à l’opération américaine en Irak, Washington avait cessé de fournir les pièces détachées nécessaires au catapultage sur le Charles-de-Gaulle.
Cette mesure de rétorsion avait failli mener à « l’immobilisation de notre porte-avions ».
Pour le futur navire, personne ne semble avoir retenu la leçon : les concepteurs ont opté pour une technologie de pointe — la catapulte électromagnétique — censée être plus légère et compatible avec le lancement de drones, mais celle-ci demeure exclusivement américaine.
Un choix économique au détriment de la souveraineté ?
L’Élysée justifie ce recours aux Américains par un argument financier implacable.
Développer un système de catapultage propre à la France ferait grimper le coût de fabrication du porte-avions à « 15 milliards d’euros au lieu de 10 ». Un surcoût jugé impensable alors que les caisses de l’État sont vides.
Bien que l’Élysée affirme disposer d’un « plan B » en cas de nouvelle tension diplomatique, cette affirmation laisse tout le monde un peu perplexe en l’absence de preuves solides pour confirmer cette déclaration.
Comme nous l’indiquions dans un précédent article Juste Milieu sur la vassalisation numérique de la France, le système préfère une nouvelle fois la dépendance économique à l’effort de souveraineté.
Le futur géant des mers sera-t-il une nouvelle fois à la merci d’un changement d’humeur à la Maison-Blanche ?
Le système est-il prêt à assumer le risque d’une immobilisation de sa force de frappe pour économiser quelques milliards, ou la France a-t-elle définitivement renoncé à son indépendance militaire ?




