Un futur scandale à venir ?
La centrale de Montreuil, d’ordinaire si prompte à fustiger les « nantis » fraudeurs, se retrouve elle-même dans le viseur de Bercy.
Selon des documents comptables révélés par Le Canard enchaîné du 11 mars 2026, la CGT a fait l’objet d’un redressement fiscal de près d’un million d’euros sur trois ans.
L’ironie est mordante : en 2023, alors qu’elle réclamait indûment un remboursement de TVA de 348 730 euros…
… le fisc a découvert qu’elle avait en réalité « omis » de reverser 992 000 euros à l’État entre 2021 et 2023 !
LE GUIDE POUR ÉVITER TOUS LES PIÈGES !
Une gestion comptable à géométrie variable
Si la CGT plaide la maladresse, le contrôle a mis en lumière une interprétation très « libre » des règles fiscales.
Outre la TVA, le syndicat a été rattrapé sur la « taxe sur les salaires » à hauteur de 324 300 euros, ainsi que sur un ajustement de taxe foncière s’élevant à 138 400 euros.
Bercy s’est montré étonnamment clément en n’appliquant ni majorations ni intérêts de retard, acceptant la thèse de la « bévue de l’esprit ».
De quoi éteindre l’affaire avant qu’elle ne fasse trop parler ?
Cette mansuétude de l’administration envers une organisation si virulente contre l’évasion fiscale pose une question stratégique : s’agit-il d’un simple cafouillage technique ou d’une volonté politique de ne pas braquer un partenaire social clé dans un contexte de recomposition syndicale permanente ?




