Alors que la diplomatie internationale s’active pour dessiner les contours d’une nouvelle ère géopolitique au Moyen-Orient…
… l’annonce imminente d’un compromis historique entre Washington et Téhéran fait l’effet d’une douche froide absolue pour le pouvoir israélien !
Selon les informations concordantes de Libération et du Figaro, le protocole d’accord qui s’apprête à être signé à Genève constitue le « scénario cauchemar pour Benyamin Nétanyahou ».
Ce texte de compromis, négocié « par-dessus la tête d’Israël », ne prévoit aucun démantèlement du programme nucléaire des mollahs et laisse en suspens la question des missiles balistiques.
Pour Danny Citrinowicz, ancien du renseignement militaire israélien, ce pacte s’apparente carrément à une « catastrophe politique et sécuritaire ».
Isolé sur l’échiquier mondial, le gouvernement israélien constate avec amertume qu’il a été totalement mis hors jeu des négociations.
Nétanyahou face à l’abîme
Cette percée diplomatique fragilise considérablement Benyamin Nétanyahou, dont la marge de manœuvre « ne cesse de s’étioler » à l’approche d’élections législatives cruciales.
Acculé par l’opposition et lâché par un Donald Trump désormais guidé par ses propres intérêts financiers et électoraux, le Premier ministre israélien se retrouve en « mauvaise posture ».
Sima Shine, spécialiste de l’Iran, confirme d’ailleurs que le pays « sort de cette guerre et de cet accord en très mauvaise posture ».
Pour Nétanyahou, qui a fait de la surenchère militaire et de la menace existentielle son principal moteur politique pour masquer ses échecs intérieurs, la fin programmée des hostilités sonne comme un arrêt de mort politique.
Le risque majeur réside désormais dans une reprise brutale des hostilités provoquée par un événement extérieur incontrôlable.
Le protocole prévoit notamment un retrait militaire de Tsahal au Sud-Liban, une clause jugée « totalement inacceptable » par l’état-major.
Si le Hezbollah ou un autre proxy de Téhéran venait à déclencher un nouvel attentat ou une attaque de roquettes frontalière, la poudrière s’embraserait de plus belle.
La paix signée sur le papier à Genève ne tient qu’à un fil, et le moindre étincelle extérieure pourrait replonger la région dans le chaos.





