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4 technologies pour sauver la planète

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Crédits photo : Shutterstock

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Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt…

Une nouvelle révolution mondiale n’aura pas lieu

Il faudra apprendre à gérer la crise climatique dans un système capitaliste. 

Et s’il faut continuer de produire et viser tant que possible la croissance… 

celle-ci ne peut reposer sur les mêmes fondamentaux qu’à l’ère industrielle (énergies fossiles, produits à usage unique, chaînes logistiques mondialisées…).

Il faut, avec la même matrice économique, faire émerger de nouvelles pratiques. Et ces pratiques naîtront grâce aux technologies.

Voyons ensemble 4 innovations essentielles pour que l’humanité continue de croître sans détruire son environnement

#1 – L’impression 3D industrielle (3DI)

Selon le dernier rapport ARK Invest 2022, l’impression 3D industrielle, ou 3DI, est le secteur technologique qui connaîtra la plus forte croissance d’ici 10 ans, avec un rythme de 60 % de croissance annuelle… jusqu’en 2030.

C’est une 4ème révolution industrielle qui se joue sous nos yeux. Et la 3DI n’a rien à voir avec l’impression 3D « grand public » qui permet d’imprimer des figurines par injection de plastique.

Ici, on parle d’imprimer : 

– des maisons ;

– de la nourriture ;

– des organes humains et des prothèses sur-mesure ;

– des réacteurs d’avion et de fusée.

La 3DI révolutionne la notion de production

Ce sont les dernières avancées de la robotique, de l’IA et du génie des matériaux qui s’entrecroisent pour nous permettre de tout produire ou presque, à moindre coût et n’importe où dans le monde.

Or, c’est sur ce dernier point que la 3DI peut nous aider à limiter drastiquement notre impact environnemental… 

Le transport représente un quart des émissions mondiales de CO2 (24,4 %). Une part considérable de ces 24 % provient du transport de marchandises et des chaînes logistiques… pour caricaturer, c’est l’importation de produits « Made in China » et consorts qui nous plombe. 

Or, la 3DI, c’est précisément la fin du Made in China. Si l’on a délocalisé une grande partie de nos industries en Chine (et ailleurs), c’était pour le coût de la main-d’œuvre – quitte à polluer pour se faire livrer nos iPhones par après

Mais ce que la Chine a fait à l’Occident, la 3DI est en train de le faire à la Chine : un imprimante 3D industrielle peut tourner 24h/24, 7j/7, sans se fatiguer, et pour beaucoup moins cher qu’un humain, même en Chine où le droit du travail est pour le moins anecdotique.

Les États-Unis sont en train de rapatrier massivement leurs industries. Ils prévoient de réhabiliter près de 70 000 sites industriels pour en faire des « fermes » d’impression 3D. Regain de souveraineté, d’une part, mais surtout, allégement drastique des chaînes logistiques et de l’émission des gaz à effet de serre

Produire là où l’on consomme, avec des machines qui simplifient la production et requièrent moins de matériel, c’est toute la promesse de l’impression 3D industrielle.

#2 – Les flottes de voitures 100 % électriques, 100 % autonomes

Selon la Banque mondiale, 56 % des Hommes habitent en ville (et ça ne cesse de grimper).

Leur périmètre d’action quotidien s’étend rarement au-delà de 10-20km.

Un véhicule particulier passe 90 à 95 % de son temps à l’arrêt. 

Ces 3 chiffres dessinent un paradoxe : alors que l’activité humaine se concentre en ville, que les villes sont toujours plus empoisonnées par les embouteillages et que toutes ces voitures passent l’essentiel de leur temps à l’arrêt… 

Le modèle de la voiture individuelle persiste et continue d’empoisonner l’air (en plus de coûter cher).

Néanmoins, un nouveau modèle est en train d’émerger. Il associe le développement rapide et soutenu par l’État des véhicules électriques, l’explosion de l’IA et son corollaire, les véhicules autonomes (en clair : une voiture qui se conduit toute seule, sans pilote). 

Cette triple convergence ouvre la voie à des villes où vous n’aurez plus besoin de voiture à votre nom pour vos trajets. Il vous suffira d’indiquer quand vous avez besoin d’être conduit pour qu’une voiture autonome s’occupe de vous amener à votre travail, de vous ramener chez vous, et d’effectuer vos trajets ponctuels à la demande.

Le reste du temps, elle sera utilisée selon les mêmes modalités par d’autres usagers sur d’autres créneaux… et elle pourra également aller se recharger de façon autonome – car ces flottes de voitures autonomes seront bien entendues toutes électriques.

Dans le même temps, l’IA qui lie toutes ces flottes permettra d’endiguer les bouchons en collectant et traitant en temps réel toutes les informations utiles sur le trafic… 

Concrètement, ce nouveau modèle permettra de produire moins, de polluer moins, d’optimiser le trafic et de faire économiser de l’argent aux particuliers.

Autre modèle possible : c’est votre voiture (si vous tenez à en avoir une) mais vous la mettez à disposition de la flotte quand vous n’en avez pas besoin… et on vous rétribue pour ça. 

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#3 – La fusion nucléaire : énergie (presque) illimitée, décarbonée

Dans les centrales nucléaires, on pratique la fission nucléaire. Il s’agit de briser un noyau d’atome pour en obtenir deux plus légers, et de capturer l’énergie libérée par la fission. 

La fusion est en quelque sorte le phénomène inverse : il s’agit d’unir deux noyaux atomiques légers pour en obtenir un lourd, et capturer l’énergie produite par la fusion. 

La fusion nucléaire cumule divers avantages par rapport à la fission.

Une production d’énergie largement supérieure : à masse égale, la fusion nucléaire produit 4 fois plus d’énergie que la fission.

– Des ressources inépuisables : la fusion requiert du deutérium et du tritium, présents en quantités quasi-illimitées sur Terre

– Aucune émission de C02, le sous-produit principal de la fusion est de l’hélium

– Aucun déchet radioactif de haute activité à vie longue : les matériaux peuvent être recyclés ou réutilisés dans les 100 ans, il n’y a pas de déchets à stocker pour l’éternité… 

Pas de risque d’escalade dans l’armement : la fusion n’utilise pas d’uranium ni de plutonium, on ne peut pas fabriquer d’armes nucléaires dérivées des applications civiles de la fusion

– Aucun risque de fusion du cœur : la fusion nucléaire n’ouvre pas la porte à des risques de type Fukushima, car à la moindre perturbation le plasma se refroidit en quelques secondes. Pas de réaction en chaîne à craindre

En résumé, la fusion est plus sûre, plus économique, plus productive que la fission… Et elle n’ouvre en aucune façon la course à de nouveaux armements. 

Je sais que certains ont un problème avec le nucléaire, mais il faut garder à l’esprit que la fusion est infiniment moins dangereuse que la fission, et qu’elle permettra de poser les bases d’un monde où l’énergie est abondante et décarbonée – or, l’abondance énergétique est l’une des conditions sine qua non au maintien de la paix.

Il nous faudra encore quelques années pour maîtriser la fusion nucléaire et la déployer pour alimenter nos réseaux… Mais la recherche avance, avec des projets comme le réacteur ITER installé dans le sud de la France.

#4 – La fin du plastique

La pollution plastique est l’un des pires fléaux pour la planète… et pour l’humanité : on ingère chaque semaine 5g de plastique, l’équivalent d’une carte bleue – dans notre eau, notre alimentation, l’air que nous respirons…

Le plastique empoisonne tout, déclenche troubles endocriniens et même cancers… et fonctionne comme un piège qui se referme sur nous

Un piège que nous avons conçu nous-mêmes.

Heureusement, une petite entreprise américaine a mis au point un produit révolutionnaire, qui sonne la fin de l’ère du plastique

Qui est Marc Schneider ?

Marc Schneider est le fondateur d’Argo Éditions, une entreprise d’édition financière et de recherche en investissement. Sa newsletter gratuite réunit chaque semaine plus de 60 000 lecteurs. 

Ancien Risk Manager, Marc aide ses lecteurs à comprendre les rouages de l’investissement en bourse et en cryptomonnaies pour prendre en main leur avenir financier. 

Sa newsletter traite de sujets variés : nouvelles technologies, cryptomonnaies, psychologie de l’investissement ou encore géopolitique… avec un dénominateur commun : comprendre le monde qui nous entoure pour mieux gérer ses finances

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jld73
jld73
1 mois il y a

Très intéressant, merci pour cet article.

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