Zoé Sagan : vraie infiltrée du système ou nouveau divertissement ?

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En 2018, une femme assez singulière voit le jour sur les réseaux sociaux.
Zoé Sagan.
Personnage fictif qui cache l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, elle dénonce les nombreuses dérives de la vie politique et culturelle française.
Au fil des années, ses messages (notamment sur Twitter) défraient la chronique…
… au point qu’elle devient un personnage médiatique à part entière.
Le 30 janvier 2022, un article de Paris Match dénonce la “supercherie” de cet alias.
Le 18 mai 2024, c’est au tour de France Info de voir en Zoé Sagan un “faux compte adepte de la désinformation”.
Une chose est sûre : le personnage fait réagir et dérange !
Mais quel rôle a-t-elle vraiment joué ces dernières années ?
Est-elle une lanceuse d’alerte face aux dérives sociétales de nos élites…
… ou n’est-elle finalement qu’une source de divertissement ?
C’est la question que Rémy a posé à Juan Branco.
Ce dernier a écrit un livre sorti aux éditions Vauvert le 12 septembre 2024 : Comment fabriquer une guillotine.
Il est également l’avocat d’Aurélien Poirson-Atlan…
… et vous pouvez découvrir sa vision du phénomène Zoé Sagan dans une vidéo exceptionnelle sur Juste Milieu : “Juan Branco : son projet politique, Présidentielles 2027, Zoé Sagan”.
Alors, que pensez-vous de Zoé Sagan ?
N’hésitez pas à donner votre avis autour de vous !
Mouais. Je viens de me farcir les deux plombes. Conclusion: on peut sortir le bobo de son 6e arrondissement, mais on ne peut pas sortir le 6e arrondissement du bobo. Fondamentalement, j’entends Branco, et à travers la nuée verbeuse d’un style très différent des éructations fielleuses du garde des sceaux de Mitterrand, c’est Badinter que j’entends. Couper la tête à n’importe qui pour remplacer la monarchie française par le pouvoir de la finance (ce qui a été le bilan net de 1789), c’est bien, mais couper la tête à un violeur assassin d’enfants, ça ne résût riân, n’âst-ce pââs, huhuhu. Si ça résout une chose: il ne ressort jamais de taule pour recommencer. Bref, la peine de mort: que des erreurs judiciaires, sauf sous la Terreur. De même: la criminalité liée à l’immigration, c’est parce qu’on n’a pas assez de structures bienveillantes pour accueillir tous ces gentils mineurs isolés. Et évidemment, les conneries – désolé, pas mieux – comme construire une guillotine, qui sont un pur divertissement, une soupape pour, précisément, évacuer la violence, la métaphoriser et la détourner de ses cibles tout en accréditant le bien-fondé du régime que nous subissons: quelle imposture. Je n’avais pas d’opinion arrêtée sur Branco. Elle est faite.