Pyrénées-Orientales en flammes, renforts espagnols et chypriotes envoyés en catastrophe, capitaine de la Sécurité civile qui promet des miracles avec un Airbus bricolé…
La France retrouve chaque été la même angoisse.
Depuis plusieurs semaines, six bombardiers d’eau supplémentaires sont venus prêter main forte à la flotte française, en pleine saison des feux.
Le renfort est bienvenu, mais il cache un problème plus profond : le renouvellement de la flotte de Canadair, promis depuis des années, n’est toujours pas au rendez-vous.
Le capitaine Simon Habart, porte-parole de la Sécurité civile, refuse de parler de « stratégie du tout amovible » et préfère « mobiliser un avion de gabarit impliquant de revoir entièrement les procédures opérationnelles qui en encadrent un usage ».
Autrement dit : on bricole.
Le vrai scandale n’est pas dans le ciel
Solution de rechange en attendant les nouveaux appareils : un kit amovible sur A400M d’Airbus, capable de larguer près de vingt tonnes de « retardant » soit trois fois plus qu’un Canadair.
Sauf que l’engin vole lentement, à basse altitude, et ne remplace en rien la précision d’un vrai Canadair.
Tous ces mensonges accumulés sur l’argent public des Canadair se perpétuent donc, saison après saison, pendant que les prototypes de « canadairs à la française » signés Kepplair Evolution, Positive Aviation et Hynaero ne verront le jour au mieux qu’en 2029.
On se souvient pourtant de l’étrange record des incendies de 2022.
Depuis, rien n’a vraiment changé. Juste un peu plus de communication.




