Emmanuel Macron rêvait d’une visite d’État en bonne et due forme… le Vatican vient de calmer ses ardeurs !
Le pape Léon XIV se rendra en France du 25 au 28 septembre 2026, la première venue d’un souverain pontife dans l’Hexagone depuis Benoît XVI en 2008.
En coulisses, plusieurs demandes de l’Élysée pour soigner la mise en scène présidentielle ont été retoquées par le Saint-Siège.
D’après un article de La Croix en date du 14 septembre 2026, « Paris imaginait une visite d’État, Rome un voyage apostolique« .
Un écart de perception qui s’est traduit, concrètement, par une série de désaveux protocolaires.
Quatre refus qui en disent long
Le Vatican a d’abord demandé d’alléger l’accueil militaire, en évitant le déploiement de la Garde républicaine et de ses tambours.
Le Saint-Siège a ensuite décliné la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur que la France souhaitait offrir au pape.
Même retenue à Notre-Dame : Emmanuel Macron voulait disposer de quelques dizaines de minutes aux côtés de Léon XIV à l’intérieur de la cathédrale, pendant les vêpres, pour lui présenter personnellement le chantier financé par la France. Ce moment n’a pas été retenu dans le programme final.
Enfin, le Saint-Siège a également refusé tout déjeuner ou dîner d’État en compagnie du président.
Une série de refus qui rappelle que le rapport de force entre l’Élysée et le Vatican n’a rien d’un long fleuve tranquille.
Un précédent article de Juste Milieu, publié le 27 mai 2024, racontait déjà comment Emmanuel Macron avait tenté de s’imposer face à l’Église lors de la réouverture de Notre-Dame.
Emmanuel Macron recevra tout de même Léon XIV à l’Élysée, dans un cadre que le palais présidentiel a lui-même qualifié de « républicain et laïque« .
Il conserve par ailleurs un titre honorifique venu du fond des âges : comme tous ses prédécesseurs, il demeure premier et unique chanoine honoraire de la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de l’évêque de Rome.




