Le couple Macron, admirateur d’un artiste poursuivi pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs » ?
Le plasticien Claude Lévêque, 73 ans, a été renvoyé devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur trois mineurs, a appris l’AFP jeudi 10 septembre 2026, une information reprise par Le Parisien et le Journal de Montréal.
Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés sur près de vingt ans, entre 1989 et 2007, période durant laquelle les plaignants étaient âgés de 8 à 18 ans selon les périodes concernées.
L’artiste, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès 2023, conteste l’ensemble des accusations.
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Une reconnaissance jusqu’au sommet de l’État
C’est une plainte du sculpteur Laurent Foulon, qui affirme avoir été victime des mêmes agissements dans les années 1980, qui a déclenché l’ouverture de l’enquête.
Ses propres faits sont aujourd’hui prescrits, mais l’enquête a permis d’identifier deux frères originaires de la Nièvre, connaissant Claude Lévêque depuis l’enfance : l’artiste avait été le témoin de mariage de leurs parents.
L’affaire prend une résonance particulière compte tenu de la notoriété institutionnelle de l’artiste.
Son tapis de laine Soleil noir, réalisé en 2007 par la manufacture de la Savonnerie, ornerait toujours le sol d’un bureau de l’Élysée, où il a été installé par Emmanuel Macron lui-même, selon un article de Juste Milieu publié le 17 mars 2025.
Un second article, daté cette fois du 18 avril 2025, alertait déjà sur de nouvelles accusations visant l’artiste, alors que son œuvre demeurait toujours en place au palais présidentiel.
Le procès de Claude Lévêque, dont la date n’a pas encore été fixée, promet d’être scruté de près, tant par le monde de l’art que par ceux qui s’interrogent sur la présence persistante de son œuvre au cœur du pouvoir exécutif français.




