Parcs d’attraction Dragon Ball : nouveau mensonge de Macron, l’Arabie Saoudite dément certaines annonces !

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Emmanuel Macron accueille le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à l'Élysée
Emmanuel Macron accueille le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à l'Élysée. Crédits photo : Shutterstock

Emmanuel Macron l’a présenté comme « du jamais vu depuis Disneyland Paris » : un mégacomplexe de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), dont un consacré à l’univers manga de Dragon Ball.

Un projet porté et financé par l’Arabie saoudite via Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain PIF.

Six milliards d’euros d’investissement, 22 000 emplois créés : d’après un article de Franceinfo en date du 25 août 2026, l’annonce du lundi 24 août a eu l’effet « sans précédent » espéré à l’Élysée.

La réalité serait pourtant bien moins avancée que la communication présidentielle ne le laisse croire !

Le Figaro, dans un article du 27 août 2026, rapporte que seul un protocole d’accord a été signé, précise la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse elle-même, qui reconnaît qu' »il y a encore beaucoup de travail et de coordination locale à mener » avant tout contrat formel.

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Un chiffre « gonflé à l’hélium » et une licence non obtenue

Le communiqué de Qiddiya Investment Company, publié lundi soir, est en réalité bien plus flou que l’enthousiasme présidentiel !

Il ne reprend aucun des chiffres annoncés par Emmanuel Macron, ni même la confirmation de trois parcs.

Pire, toujours selon Le Figaro, des sources françaises assurent que les Saoudiens n’auraient pas souhaité que le chiffre de 6 milliards d’euros soit annoncé.

« Ils trouvent que le chiffre de 6 milliards d’euros est un peu gonflé à l’hélium« , confie un homme d’affaires naviguant entre Riyad et Paris.

Autre détail que la communication élyséenne a soigneusement évité : d’après Le Monde, repris par Le Journal du Geek le 26 août 2026, Qiddiya n’a toujours pas obtenu l’accord des ayants droit japonais pour exploiter la licence Dragon Ball.

Les droits de l’œuvre d’Akira Toriyama, mort en 2024, sont aujourd’hui répartis entre Toei, Shueisha et Bandai Namco, autant d’interlocuteurs que le groupe saoudien doit encore convaincre.

Emmanuel Macron, lui, s’était bien gardé de citer Dragon Ball, évoquant seulement son « intérêt pour les mangas » : c’est Valérie Pécresse qui, sur ses réseaux sociaux, a officialisé les « trois nouveaux parcs d’attractions, dont un sur le thème du manga Dragon Ball ».

Un projet qui vient allonger la longue liste des annonces d’investissements étrangers survendues par l’Élysée dans le cadre de Choose France, et qui rappelle, à l’échelle d’un parc d’attractions, le fossé récurrent entre les annonces présidentielles et leur réalisation effective.

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