Zinzin la tournée

« Zones grises » : le nouveau projet de Macron pour museler les réseaux sociaux ?

Partager cet article :

Ça s’appelle lutter contre la « désinformation ».

Mais dans les faits, ça ressemble surtout à un projet de censure des opinions qui dérangent.

Et le timing, à un an de la présidentielle, n’est pas un hasard…

Le 9 juillet 2026, la commission de la culture du Sénat a publié un rapport de 160 pages sur les « zones grises de l’information dans l’espace numérique », signé par Laurent Lafon (Union centriste), Agnès Evren (Les Républicains) et Sylvie Robert (Parti socialiste).

La première recommandation : créer un observatoire indépendant de la désinformation interne, chargé d’« inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser un utilisateur fautif » à l’approche des élections. Il pourrait aussi saisir l’Arcom en cas « d’atteinte à l’égalité entre les candidats ».

Invisibiliser un utilisateur. Modifier les algorithmes. Saisir le régulateur.

La question qui se pose immédiatement : qui décidera ce qui est « désinformation » et ce qui est opinion légitime ?

Le rapport ne répond pas à ces questions. Il se contente de promettre l’« indépendance » du futur organe.

On connaît la valeur de ce mot dans la bouche du pouvoir : la HATVP, censée surveiller les conflits d’intérêts des élus, a vu son budget étranglé par Macron lui-même.

Politique française – Le guide de survie

LE GUIDE POUR ÉVITER TOUS LES PIÈGES !

Je veux mon exemplaire

Ce qui se cache derrière la lutte contre la « désinformation »

Le rapport va encore plus loin !

Il propose de conditionner l’aide publique à la presse à « l’absence d’une utilisation disproportionnée de l’intelligence artificielle générative ».

Il envisage d’étendre aux créateurs de contenus qui touchent une large audience les obligations aujourd’hui réservées à l’audiovisuel classique, sous le contrôle de l’Arcom.

Et il réclame qu’à Bruxelles, les plateformes puissent être contraintes de « suspendre certains algorithmes » en période électorale.

Traduction concrète : demain, un média indépendant comme le nôtre, qui relaie des informations que les grands groupes refusent de traiter, pourrait se voir accusé de « désinformation », contraint dans sa diffusion, exclu des aides publiques (tant mieux, on en n’a pas) et ses contenus « invisibilisés » sur les plateformes.

Ce n’est pas de la paranoïa. C’est déjà ce qui se passe : 483 millions d’euros d’aides à la presse distribuées sous Macron, orientées vers les médias qui ne mordent pas la main qui les nourrit.

Ce nouvel observatoire prévu serait le prochain étage de la fusée.

La Boîte Noire
Nouvelle plateforme

La Boîte Noire

L’intégrale de nos enquêtes, documentaires et archives — réunie en un seul endroit, à l’abri de la censure.

  • Enquêtes interdites & documentaires exclusifs
  • Tout en illimité, sans publicité
  • Un nouveau contenu chaque semaine
7 jours
offerts
Accès
intégral

7 jours gratuits, puis dès 9,90 €/mois — sans engagement, résiliable en 1 clic.

Pour aller plus loin

Macron et la cocaïne : les soupçons qui ne finissent jamais

14 juillet 2026

Plusieurs personnalités publiques ont évoqué une consommation de drogues d'Emmanuel Macron. Aucune n'a jamais été poursuivie en diffamation. Ce silence-là dit quelque chose.

Baignade

La petite baignade qui change tout !

14 juillet 2026

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler baignade. Suivez le guide : vous allez tout comprendre ! Connaît-on un moment plus… Poursuivre la lecture Sans titre

Volkswagen : 35 000 départs et une crise inédite en Allemagne

13 juillet 2026

Un an et demi après un plan d'austérité prévoyant 35 000 départs, Volkswagen envisage déjà de nouvelles économies. Quatre usines allemandes sont menacées, tandis que la direction explorerait un scénario permettant de contourner le droit de véto de l'État de Basse-Saxe.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire