Zinzin la tournée

Hausse des prix des médicaments en France : merci Donald Trump ?

Partager cet article :

Donald Trump veut faire baisser le prix des médicaments aux États-Unis. Bonne nouvelle pour les Américains. Mauvaise nouvelle pour vous.

Car ce que Trump exige là-bas, vous allez le payer ici…

C’est le paradoxe révélé ce 26 juin par Le Figaro : le marché américain concentre l’essentiel du chiffre d’affaires des grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et la majorité de leurs marges.

Quand Washington fait pression pour baisser ses prix, les labos se retournent vers l’Europe pour compenser.

La formule du cabinet d’intelligence économique Veltis, cité par Le Figaro, est lapidaire : « Pour préserver leur principal marché, qui concentre l’essentiel de leur chiffre d’affaires et la majorité de leur marge, ils devront augmenter les prix négociés en Europe… ou renoncer à y vendre leurs nouveaux médicaments ».

En clair : c’est vous qui payez la note de la politique de santé américaine. Et la France, déjà championne des prix bas en Europe, se retrouve dans la position la plus exposée du continent.

Recevez cette enquête gratuitement !

En vous inscrivant gratuitement à la newsletter de Juste Milieu, recevez votre enquête exclusive : « Covid-19 et effets secondaires : du complot à la vérité » directement dans votre boite mail.

J’accepte, en renseignant mon adresse email, d’être abonné(e) à la lettre gratuite du Juste Milieu. Mon adresse email restera strictement confidentielle et ne sera jamais échangée. Je peux me désinscrire à tout moment. Pour en savoir plus sur mes droits, je peux consulter la Politique de Confidentialité.


Un étau qui se resserre sur les Français

L’Administration Trump a introduit en avril un rapport annuel dit « Special 301 » qui recense les obstacles à l’exportation rencontrés par les entreprises américaines.

Pour la première fois depuis vingt ans, l’Union européenne y figure sur la liste des zones à surveiller.

Le rapport cible en particulier les baisses de prix imposées régulièrement par les autorités sanitaires européennes, et les mesures fiscales comme la clause de sauvegarde française, 1,7 milliard d’euros en 2024, 1,8 milliard prévu pour 2025.

Ces rapports sont suivis d’enquêtes, susceptibles de déclencher des mesures de rétorsion commerciales : droits de douane, quotas.

Pendant ce temps, le président du Leem, le lobby français des laboratoires pharmaceutiques, réclame « un moratoire sur les baisses de prix » et que « la clause de sauvegarde disparaisse ».

Un beau consensus entre lobbies du monde entier

Notre dossier sur le rapport caché du Sénat sur les pénuries de médicaments montrait déjà comment la politique tarifaire de l’État a contribué à fragiliser durablement l’approvisionnement du pays.

Le tableau se complète.

La Boîte Noire
Nouvelle plateforme

La Boîte Noire

L’intégrale de nos enquêtes, documentaires et archives — réunie en un seul endroit, à l’abri de la censure.

  • Enquêtes interdites & documentaires exclusifs
  • Tout en illimité, sans publicité
  • Un nouveau contenu chaque semaine
7 jours
offerts
Accès
intégral

7 jours gratuits, puis dès 9,90 €/mois — sans engagement, résiliable en 1 clic.

Pour aller plus loin

Sénat, Assemblée : drogues et alcool, des scandales passés sous silence ?

26 juin 2026

Guerriau drogue une collègue. Kerbrat achète à un dealer mineur. Pellerin sniffe avant de siéger. Un conseiller du Premier ministre en overdose. Des rails au Figaro. La drogue est partout dans les institutions françaises, et les sanctions nulle part. Juste Milieu fait le bilan complet d’un système qui se protège lui-même.

France extrême droite

Extrême droite : l’épouvantail politique pour museler le débat ?

26 juin 2026

L'étiquette de l'extrême droite est devenue l'arme favorite du pouvoir pour museler la réflexion. Décryptage d'une supercherie historique qui sert à masquer le durcissement autoritaire du système.

Pas assez de lits, manque de moyens, etc. Canicule, Covid-19 : même combat !

26 juin 2026

Le volume d’appels au Samu a bondi de 40 % en une semaine. Les urgences sont saturées. Les plans de crise sont activés. Et les responsables tiennent les mêmes conférences de presse qu’en 2020. Six ans après le Covid, l’État n’a rien appris, rien changé, rien financé. Le même film, les mêmes victimes.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire