Le petit monde du septième art est en émoi.
Plus de 600 professionnels ont signé une tribune enflammée dans Libération en mai 2026 pour dénoncer « l’emprise de Bolloré sur le septième art », s’alarmant d’une prétendue dérive idéologique.
Une indignation à géométrie variable qui feint d’oublier que ce même grand méchant loup finance leurs propres chefs-d’œuvre.
De son côté, Maxime Saada, le patron de Canal+, joue les offensés sur les réseaux sociaux. C’est la mise en scène parfaite d’une guerre culturelle où les révoltés en smoking continuent de tendre la sébile au milliardaire breton, terrifiés à l’idée de perdre leur premier argentier privé.
Le business de l’indignation de salon
Derrière ce théâtre d’ombres se cache un cynique pacte de non-agression.
Canal+ a soutenu pas moins de 104 films français en 2025 pour un montant de 150 millions d’euros.
Si la chaîne finance massivement ce cinéma qu’elle accuse parfois de « gauchisme », ce n’est pas par amour de l’art, mais pour conserver son monopole sur la chronologie des médias, qui lui permet de diffuser les films juste après leur sortie en salle.
Cette fausse guerre entre la bourgeoisie de gauche et le grand capital n’est qu’une supercherie : les deux camps ont besoin l’un de l’autre.
Les artistes sauvent leur conscience avec des pétitions, tandis que Canal+ sécurise ses abonnés.
Cinéma français, CNC, Canal+ : qui finance la supercherie ?
Et si la guerre culturelle entre Vincent Bolloré et les artistes de gauche n’était qu’un écran de fumée… destiné à masquer un triple racket fiscal ?
Dans cette fiche d’enquête exclusive, vous allez découvrir :
- la mécanique invisible du CNC : comment l’État prélève discrètement de l’argent sur vos billets, vos abonnements internet et vos plateformes pour nourrir un circuit fermé ;
- le pacte secret de Canal+ : pourquoi la chaîne cryptée injecte 150 millions d’euros par an dans un cinéma qu’elle accuse de « gauchisme » ;
- les coulisses de l’hégémonie culturelle : comment deux bourgeoisies s’affrontent pour imposer leurs valeurs sur vos écrans… toujours avec votre argent.
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