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Union européenne : la chasse aux lanceurs d’alerte ?

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Alors que les institutions bruxelloises adorent donner des leçons de vertu, de transparence et de protection de la démocratie au reste du monde…

… l’envers du décor européen ressemble plutôt à une sombre république bananière où l’on traque ceux qui osent dénoncer la corruption !

Selon les révélations exclusives publiées par Euractiv le 2 juin 2026, le Comité économique et social européen (CESE) — un organe consultatif doté d’un budget annuel de 165 millions d’euros — est secoué par un énorme scandale.

Sa secrétaire générale, Isabelle Le Galo Flores, est visée par des allégations de favoritisme pour avoir « indûment attribué des marchés publics à ses amis et associés ». Mais au lieu d’enquêter sur ces soupçons de fraude, la direction a préféré lancer une véritable « chasse aux sorcières » contre les lanceurs d’alerte.

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Vidéosurveillance et traque médico-légale : les méthodes de la honte

Une note « strictement confidentielle » du 5 mars, envoyée par le président du CESE Séamus Boland et consultée par Euractiv, dévoile l’ampleur des méthodes d’espionnage interne.

Pour intercepter une cinquantaine de lettres anonymes évoquant la corruption, Boland a ordonné à ses services de « réunir tous les éléments susceptibles d’aider à identifier l’auteur potentiel ».

Le mandat accordé aux agents de sécurité était d’une dérive totale : collecte de « données médico-légales sur les imprimantes » pour voir si les lettres provenaient de l’interne, flicage des ordinateurs et exploitation des « enregistrements vidéo pertinents ».

Boland a même proposé d’appeler des « spécialistes en criminalistique au sein de la Commission européenne », le tout dans le secret le plus absolu.

Face à cette paranoïa digne de la Stasi, les syndicats représentant les 700 employés du CESE sont montés au créneau pour dénoncer cette traque.

Pour se défendre, la porte-parole du CESE a osé invoquer une excuse lunaire : l’enquête aurait été motivée par le « souci de la santé et de la sécurité du personnel compte tenu du contexte sécuritaire mondial ».

Ben voyons ! Traquer des fuites sur des marchés publics truqués relèverait donc de la sécurité antiterroriste. L’office antifraude de l’UE (OLAF) a enfin été saisi par au moins trois salariés, mais le mal est fait. Bienvenue dans l’Europe exemplaire des bureaucrates.

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