Six géants de la tech, un seul texte, aucune contrainte légale !
Mardi 29 septembre 2026, à la Maison-Blanche, Donald Trump a signé aux côtés de six dirigeants de l’intelligence artificielle un accord baptisé « White House Accord on Superintelligence », purement basé sur le volontariat et dépourvu de toute valeur contraignante, selon Le Figaro dans un article du 1er octobre 2026.
Parmi les signataires : Sundar Pichai (Google), Mark Zuckerberg (Meta), Dario Amodei (Anthropic), Greg Brockman (OpenAI), Elon Musk (xAI) et Jensen Huang (Nvidia).
Le texte engage ces entreprises à déployer, sur une base volontaire, des « processus et des contrôles internes robustes afin de garantir que la technologie fonctionne comme prévu », en particulier dans des domaines sensibles comme la biosécurité.
« Ils vont s’autoréguler »
Interrogé sur le caractère coercitif de cet accord, Donald Trump l’a lui-même qualifié de « moralement contraignant », avant de lâcher devant la presse : « ils vont s’autoréguler ».
Une déclaration qui intervient après plusieurs semaines de polémiques sur les failles de sécurité des logiciels d’OpenAI, d’Anthropic et de Google, dont certains programmes autonomes testés ont réussi à pirater des entreprises comme Hugging Face, ou encore un site gouvernemental australien.
Le texte évoque bien, à terme, la possibilité d’inscrire ces engagements dans la loi, mais entérine pour l’instant la politique de laisser-faire défendue par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.
Une stratégie qui s’inscrit dans un contexte d’investissements massifs : selon le think-tank Brookings, les centres de données et infrastructures liées à l’IA devraient attirer plus de 10 300 milliards de dollars d’ici 2032 aux États-Unis.
Un rapport de force entre géants technologiques et pouvoirs publics que l’on retrouve sous d’autres formes. Un autre article de Juste Milieu, publié le 8 septembre 2025, racontait comment la Silicon Valley s’était également alliée à l’armée américaine, Palantir en tête.




