L’image de Peter Thiel, milliardaire libertarien à l’origine de Paypal et Palantir, déambulant dans les couloirs feutrés de Rome a de quoi surprendre.
Selon un article de L’Opinion du 17 mars 2026, Peter Thiel vient de clore une tournée romaine qui a tout d’un scénario d’un livre de Dan Brown.
Arrivé en catimini, Thiel n’est pas venu parler de business, mais d’apocalypse et d’Antéchrist.
Sa présence a suscité une vive irritation au sein d’une partie de la Curie romaine et jeté un froid sur la droite italienne, pourtant réputée proche de l’univers MAGA.
Apocalypse, IA et influence politique
Le paradoxe est total : le gourou de la Silicon Valley semble désormais vouloir…
… investir un terrain théologique pour concurrencer l’Église sur sa propre lecture du monde !
Une provocation en règle ? Thiel a inauguré une série de quatre conférences axées sur l’Antéchrist, l’intelligence artificielle et l’avenir de l’Occident. « Je suis chrétien, je veux préserver la liberté et j’ai peur de l’Antéchrist », a-t-il d’emblée lancé pour donner le ton.
Sa venue met en lumière la tentative de la « techno-droite » américaine de s’approprier les concepts religieux.
En face, le Vatican, par la voix du père Paolo Benanti, attaque frontalement cette vision d’un « salut technologique » affranchi de toute limite morale.
Aucun représentant du gouvernement Meloni n’a osé se montrer à ses côtés. Thiel est perçu comme « trop extrême » pour une droite italienne déjà échaudée par les conséquences des tensions internationales.
Cette incursion du mystique dans le monde de la « Big Tech » permet à Thiel de justifier, sous couvert de lutte contre les risques existentiels, l’avènement d’un pouvoir technocratique mondial.
Cependant, cette stratégie pourrait bien se retourner contre lui.
Peut-on réellement prétendre défendre la liberté tout en étant l’architecte de systèmes de surveillance globaux comme nous l’expliquions dans un article du 27 août 2025 ?
Le système est-il prêt à accepter que la fin des temps soit désormais théorisée par les algorithmes d’un milliardaire californien rejeté par ses propres alliés romains ?




