Alors que les discours officiels prétendent ériger la protection de l’enfance en priorité nationale absolue…
… la réalité des chiffres officiels dévoile une vérité bien plus sinistre : l’Hexagone s’apparente de plus en plus à une terre de protection des pédocriminels !
Selon un bilan accablant publié par Le Figaro ce 16 juin 2026, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) vient de placer le gouvernement face à ses lourdes responsabilités.
Deux ans et demi après les premiers avertissements, l’évaluation de l’avancement des 82 mesures préconisées pour briser « un système d’impunité pour les agresseurs » est terrible.
Seules 23 recommandations (soit à peine 28 % de la totalité) ont été réellement mises en œuvre en plus de deux ans.
Le reste s’est embourbé dans les méandres administratifs et les arbitrages politiques.
Cette incapacité chronique de l’État à protéger ses citoyens les plus vulnérables fait directement écho au scandale de l’école inclusive, où le gouvernement abandonne des milliers d’élèves handicapés sur le carreau faute de financement pour les AESH.
Un double discours permanent où la communication remplace l’action publique.
Une impunité parfaitement organisée ?
Les données chiffrées par l’instance font froid dans le dos et décrivent une faillite judiciaire systémique.
La Ciivise se dit « indignée » de l’issue pénale des affaires de violences sexuelles sur mineurs : « Seuls 3% des agresseurs sont condamnés (1% en cas d’inceste), et plus de 6 plaintes sur 10 sont classées sans suite ».
Ce naufrage est tragiquement illustré par la mort récente de Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le principal suspect n’avait jamais été convoqué par la justice malgré plusieurs plaintes déposées pour violences sexuelles.
Pire encore, les coupables profitent des failles du code pénal pour échapper aux poursuites.
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, reconnaît elle-même que « les agresseurs se servent de la prescription comme d’une arme » car « ils savent que les preuves disparaissent et que les souvenirs s’estompent ».
En refusant d’adopter des réformes radicales comme l’imprescriptibilité réelle de ces crimes sur mineurs, la France maintient un retard coupable.
La stratégie des petits pas face à la détresse des victimes
Pendant que les dossiers s’empilent, le ministère de la Justice tente de se draper derrière des circulaires sans effet réel sur le terrain.
Pour Solène Podevin Favre, présidente de l’association Face à l’inceste, qualifier le bilan gouvernemental d’encourageant est une mascarade : « Dire que 28% des recommandations sont mises en œuvre, c’est surestimer le bilan du gouvernement ». Elle dénonce ouvertement une « stratégie des petits pas » qui s’apparente à « un aveu d’abandon des victimes ».
De toute évidence, la santé des enfants pèse bien peu face aux calculs budgétaires de la Macronie.




