Le lundi 30 mars 2026 restera comme une date de rupture historique pour l’État hébreu.
Sous l’impulsion du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, la Knesset a voté une loi instaurant la peine capitale pour les auteurs d’actes terroristes. Une décision fêtée à grands coups de champagne par ce même Ben Gvir et ses sbires…
Jusqu’ici, Israël n’avait appliqué ce châtiment qu’à deux reprises, la plus célèbre étant l’exécution d’Adolf Eichmann en 1962.
Cependant, ce nouveau texte marque un tournant radical puisqu’il instaure une justice différenciée : il cible spécifiquement les résidents de Cisjordanie tout en excluant explicitement les citoyens israéliens.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes, sans cesse ravivé par l’évolution du conflit entre les deux pays.
Une justice discriminatoire et irréversible
La formulation de la loi ne laisse place à aucune ambiguïté : la peine de mort est réservée aux résidents de « Judée-Samarie » (Cisjordanie), une catégorie juridique dont sont exclus les citoyens israéliens.
Comme le souligne Libération dans un article du 1er avril 2026, les terroristes juifs sont ainsi protégés de cette sentence.
Au-delà de cette discrimination, le texte affaiblit les garanties procédurales : le verdict peut être rendu à la majorité simple par les tribunaux militaires et toute possibilité de grâce ou de commutation de peine est supprimée.
Face à cet « assaut contre la démocratie », l’Association pour les droits civiques en Israël a déjà déposé un recours devant la Cour suprême.




