Trois affaires. Trois élus impliqués. Trois fois aucune démission.
Trois fois la même conclusion : en France, le mandat parlementaire protège mieux qu’une assurance tous risques.
Depuis juin 2026, le gouvernement Lecornu impose des tests antidrogue aléatoires dans les cabinets ministériels.
Dans les institutions, la morale n’est décidément pas une valeur cardinale.
Joël Guerriau, sénateur Horizons, a drogué une collègue à son insu, été testé positif à six substances différentes, vu ce test annulé pour « erreur de transcription », et décidé de ne pas démissionner. Il siège toujours.
Andy Kerbrat, député LFI, a été arrêté en achetant de la drogue à un mineur dans le métro, a utilisé des fonds parlementaires pour ses dépenses personnelles, a déclaré sur France 2 que les livraisons de drogue à l’Assemblée c’est « tout le monde fait ça ».
Il siège toujours. Louis Boyard, député LFI, a reconnu avoir dealé de la drogue étudiant, a affirmé que la consommation de drogue à l’Assemblée est une réalité, tout en prétendant « ne connaître personne qui en prend ». Il siège toujours.
Yaël Braun-Pivet trouve ça « ridicule »
Le 12 février 2025, la journaliste Élise Lucet tentait de proposer des tests antidrogue à l’Assemblée nationale.
La présidente Yaël Braun-Pivet a trouvé l’idée « ridicule » et exhorté la journaliste à « ne pas stigmatiser ».
Sébastien Chenu, Julien Odoul, François de Rugy ont tous exprimé leur indignation.
Le message est clair : les élus ne souhaitent pas être soumis aux mêmes règles qu’ils édictent pour les autres.
La seule élue à avoir eu le courage de confirmer que des soirées où circule de la drogue existent, la macroniste Caroline Janvier, a présenté ses excuses quelques jours plus tard sous pression.
Guerriau, Kerbrat, Bigorgne, Pellerin… Ces affaires ne sont que la partie visible de l’iceberg. Notre enquête complète Ces drogués qui nous gouvernent documente l’étendue réelle du phénomène. Parmi les révélations les plus fracassantes !
- Un proche d’Emmanuel Macron reconnaît consommer 4 grammes de cocaïne par jour : le parquet accusé de protéger « une personnalité politique ».
- En 2017, la cocaïne circulait au QG de Macron au point que l’intendance a dû l’interdire.
- Un sénateur positif à 6 substances siège toujours après un tour de magie devant les juges.
L’enquête complète est disponible gratuitement.
Ces drogués qui nous gouvernent
- Les affaires Guerriau, Kerbrat, Air Cocaïne… et celles qu’on a préféré taire.
- Des ministres aux présidents : des soupçons qui durent depuis Mitterrand.
- 41 sources pour une seule question : pourquoi une telle impunité ?
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