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Gilets jaunes frappés dans un Burger King : du sursis… et c’est tout !

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Crédits photo : Shutterstock

L’épilogue judiciaire d’une scène qui avait choqué la France entière vient de tomber…

… et il laisse un goût amer de « deux poids, deux mesures » !

Selon un article de Libération paru ce 18 mars 2026, les neuf CRS poursuivis pour avoir matraqué des Gilets jaunes dans un Burger King parisien le 1er décembre 2018 ont été reconnus coupables de violences.

Mais la sanction, prononcée par la 10e chambre correctionnelle de Paris, se limite à des peines de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis. Pas un jour derrière les barreaux, et surtout aucune interdiction d’exercer ou de porter une arme, une mesure pourtant « normalement obligatoire » que les juges ont choisi d’écarter.

Thierry Donard, le président du tribunal, a été clair : l’usage de la force ne respectait en rien les conditions de « nécessité et de proportionnalité ».

Pourtant, face à des manifestants dont le tribunal a reconnu le « comportement pacifique », la justice a choisi la clémence, invoquant le contexte de fatigue des agents au moment des faits.

Une mansuétude qui contraste violemment avec la sévérité habituelle du système envers ceux qui contestent son autorité.

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Un système qui se défend ?

Durant les trois jours du procès, l’esprit de corps a fonctionné à plein régime.

La hiérarchie des prévenus s’était installée sur les bancs juste derrière eux, et des dizaines d’agents en uniforme étaient présents à l’audience.

Pour minimiser la brutalité des faits, la défense a usé de tous les euphémismes possibles, préférant parler de « repousser » plutôt que de « frapper », malgré les nombreux coups de pied et de matraque constatés et filmés.

Cette impunité de fait alimente le sentiment d’une justice à deux vitesses, où les forces de l’ordre bénéficient d’un bouclier institutionnel infranchissable lorsqu’ils agissent pour défendre le système politique en place.

Ce même système est-il prêt à admettre que cette indulgence généralisée brise définitivement le contrat social, ou la violence d’État est-elle devenue la seule réponse à l’épuisement d’un modèle politique à bout de souffle ?

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