Vous vous souvenez des heures sombres de la crise du Covid-19, lorsque le gouvernement français avait fait de Doctolib le bras armé incontournable de sa campagne de vaccination ?
Macron et ses sbires sanitaires étaient allés jusqu’à imposer cette plateforme privée dans le quotidien de millions de Français au nom de la santé publique…
Eh bien, cette belle lune de miel d’État vient de déboucher sur un immense scandale de violation de la vie privée !
Selon les révélations du Canard enchaîné publiées ce 3 juin 2026, la célèbre licorne française « n’est pas vraiment à cheval sur les principes ».
Fin avril, l’entreprise a discrètement prévenu ses utilisateurs (500 000 praticiens et 90 millions de patients) que sa politique de protection des données personnelles avait « évolu[é] ».
Un doux euphémisme pour masquer une réalité cynique : Doctolib partage désormais vos données médicales confidentielles avec les géants de la tech américaine.
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Depuis 2024, la plateforme propose aux médecins, moyennant 79 euros par mois, un assistant virtuel pour prendre des notes automatiquement durant la consultation.
Si Doctolib jure la bouche en cœur qu’« aucun tiers ne peut accéder au contenu des notes médicales », sa propre politique de confidentialité dit tout le contraire.
Ces informations ultra-sensibles finissent par entraîner « les modèles d’intelligence artificielle eux-mêmes coachés par Google (Gemini), Anthropic (Claude) et Microsoft (Copilot) ».
Le piège est total.
Même si ces multinationales affirment stocker les serveurs dans l’Union européenne, « la justice américaine peut les forcer à les transmettre outre-Atlantique, ce que Doctolib omet de préciser ». Pire encore, la firme a signé un contrat avec Meltio, une société californienne qui héberge directement des données aux États-Unis.
Antécédents familiaux, prescriptions, données biologiques : les fichiers sont si précis qu’un patient peut être facilement identifié. Une aubaine pour les compagnies d’assurances.
Même après votre décès, ces notes peuvent être conservées et exploitées. Face à cela, la CNIL avoue piteusement ne pas être « en mesure de se prononcer sur la légalité » de la situation.
Doctolib : un traitement de faveur de la Macronie
Comment une telle dérive a-t-elle pu être tolérée ?
La réponse se trouve dans les hautes sphères du pouvoir.
Le fondateur de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, est un intime de l’Élysée. « Avec Macron, ils sont copains comme cochons », balance le député MoDem Philippe Latombe dans les colonnes du journal.
Ce même député avait d’ailleurs essuyé une violente « volée de bois vert de l’Élysée » pour avoir osé critiquer l’hébergement de Doctolib chez Amazon Web Services.
En effet, Doctolib bénéficie d’un traitement de faveur insolent, ultra-subventionnée par l’argent public (211 millions d’euros de la Bpifrance depuis 2017, sans compter les CHU et les régions).
Pour garder la forme et protéger son business, Doctolib a dépensé l’an dernier près de 500 000 euros de lobbying auprès des parlementaires français et 300 000 euros chez les Européens.
La souveraineté sanitaire française a définitivement été bradée au plus offrant !




